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L’Algérie profonde / Ouest

Suite à leur relogement

Relizane : le calvaire des enfants scolarisés

©D. R.

Les opérations de relogement qui ont caractérisé le premier semestre de l’année en cours portent en elles des problèmes. Le retard dans la réception des nouveaux établissements scolaires continue à indisposer les enfants scolarisés relogés ainsi que leurs parents. Toujours inscrits dans leurs écoles et lycées d’origine, ils se préparent à des difficultés qui s’annoncent avec l’approche de la rentrée scolaire. Cette situation est palpable en ce qui concerne la localité de Douze. Le nombre important de familles installées dans cette zone et malgré l’existence d’établissements scolaires non loin du site, ont induit une énorme pression sur ces derniers. “Ma fille est scolarisée à El-Matmar, à six kilomètres d’où nous habitions. Aucune possibilité de trouver une école proche de notre nouvelle adresse, on se trouve devant l’obligation de l’emmener quotidiennement vers le chef-lieu”, déplore Hamada, quinquagénaire. Des parents s’apprêtent sérieusement à affronter “ce cauchemar” en essayant de réduire au maximum leurs dépenses de transport. “Mon enfant pourrait rester chez ma sœur pendant la journée et revenir l’après-midi. C’est la seule façon que j’ai trouvée pour arriver à joindre les deux bouts. Mon mari et moi travaillons et les choses ne sont plus faciles comme avant. L’établissement n’était pas loin de notre maison et la surveillance de notre enfant n’était pas très compliquée”, révèle Samia, fonctionnaire. D’autres parents ne trouvent pas la solution et s’attendent à un chamboulement de leur emploi du temps. “Nous n’avons pas des proches sur qui l’on peut compter pour garder l’enfant entre les périodes matinale et d’après-midi. C’est donc à nous de trouver un programme qui puisse l’arranger”, confie Ahmed, père de deux enfants dans l’école primaire. Cette problématique est d’autant plus aiguë que le spectre des enlèvements d’enfants plane sur la société algérienne. Les parents ont cessé depuis longtemps de laisser leur progéniture se rendre aux écoles sans surveillance. Des foules d’hommes et de femmes agglutinés devant les établissements scolaires à chaque moment d’entrée et de sortie des enfants est devenu un spectacle ordinaire, reflétant l’absence de confiance dans les dispositifs promis de sécurisation des écoles et instaurés par les autorités.

E. Yacine


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