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L’Algérie profonde / Ouest

Oran

Scandale dans un CEM de Bir El-Djir

Les enfants maltraités par leur enseignante. © D.R.

Une enseignante inflige un châtiment corporel à toute une classe de 4e année.

“Sous le prétexte que les élèves avaient crié dans les escaliers, l'enseignante d'anglais a frappé tous les élèves en classe, en leur donnant cinq coups à l'aide d'un tuyau en plastique. Je suis choquée, mon enfant l'est encore plus.” C'est par ce témoignage, que nous gardons volontairement anonyme par crainte de représailles contre l'enfant, qu'une mère de famille nous a interpellés, reconnaissant qu'elle et la majorité des parents des élèves de cette classe de 4e année, qui préparent donc l'examen du BEM, n'ont pas osé déposer plainte par peur justement de voir des mesures de rétorsion prises à l'encontre de leurs enfants. Une situation en effet choquante, à plus d'un titre, et qui une fois de plus place “l'école algérienne” au centre du scandale. Qui plus est alors que cette affaire aurait dû faire grand bruit, les faits se sont déroulés fin janvier, elle est presque passée sous silence, se déroulant en vase clos. Contactée par nos soins, la direction de l'éducation d'Oran, dans un premier temps, par la voix de son service presse, a déclaré n'avoir aucune information sur cette affaire qui ne leur a pas été signalée. Plus d'une semaine après le châtiment corporel, cette même direction, informée du scandale, réagit et envoie un inspecteur pour enquête. Le SG de la direction de l'éducation nous recevra et confirmera l'envoi d'une inspection pour vérifier la véracité des faits. Notre interlocuteur nous expliquera encore que l'ensemble des protagonistes ont été entendus, avec une mesure de suspension à titre conservatoire à l'encontre de l'enseignante, déplorant au passage que les parents n'aient pas jugé utile de venir se plaindre. La sanction finale devait être prise il y a plus d'une semaine, comme nous l'avait indiqué le SG de la direction de l'éducation qui dira : “Tout châtiment corporel est interdit, ça c'est un fait, il ne peut y avoir cela, ni d'humiliation à l'encontre des élèves”, rappelant encore les dispositifs et moyens justement mis en place pour permettre de régler et gérer les difficultés ou les problèmes que peuvent créer les élèves. Hier, encore une fois, à la direction de l'éducation, on nous dira que les responsables n'avaient pas encore tranché dans cette affaire et sur les suites à donner à l'encontre de l'enseignante. Cette hésitation est peut-être liée à la rumeur de menace d'arrêt de travail des enseignants de l'établissement en signe de solidarité avec leur collègue d’anglais.

 


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