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L’Algérie profonde / Ouest

Présentation du plan de santé mentale à Oran

Sortir des sentiers battus

Réflexion sur les situations de souffrance en milieu de travail. ©D. R.

La rencontre devrait permettre la mise en place d’un groupe de travail et proposer des solutions et des réponses aux situations de souffrance.

Profitant de la Journée mondiale de la santé mentale célébrée cette année sous le thème de la “Santé mentale au travail”, l’observatoire régional de la santé à Oran a organisé une rencontre avec la participation de nombreux professionnels du secteur.
C’est à cette occasion justement qu’a été présenté le plan de santé mentale adopté récemment à Alger et qui est peu à peu mis en œuvre, notamment son 6e axe s’agissant de la santé mentale au travail et de la dépression au travail. Le représentant du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Pr Chakali, a, dans son exposé, évoqué les différents axes du plan et surtout abordé la question de la santé mentale au travail. “Avec ce plan, on veut sortir de la maladie mentale, des troubles mentaux pour s’occuper de la santé mentale, et tous les secteurs sont concernés”, précisera l’orateur. Plus loin, ce dernier nous explique que la rencontre devrait permettre la mise en place d’un groupe de travail à Oran  pour proposer des solutions et des réponses à apporter aux situations de souffrance en milieu de travail. Il dira dans ce contexte qu’il n’existe aucune étude réalisée au ministère de la Santé, alors que quelques rares études ont été faites dans des universités. Conséquence, l’Algérie se réfère aux données et statistiques mondiales, d’où la nécessité de travailler sur le terrain et collecter, en fonction de nos spécificités, des données urgentes.
Pour le représentant du ministère, il est clair que les choses évoluent et que le monde du travail est de plus en plus exigeant, que le harcèlement provoque des pathologies et des souffrances, et de donner en exemple les femmes qui ont “deux chantiers à la fois. C’est pénible et cela a fatalement un impact sur la santé. On sait que les caisses d’assurances remboursent beaucoup de situations de souffrance au travail, c’est problématique et cela devient coûteux”. S’agissant du harcèlement au travail, le Pr Chakali estime qu’il devrait être reconnu :  “C’est l’ambition du plan, d’autant qu’il y a après des pathologies conséquentes, il faut apporter des réponses. On le sait très bien et on le voit dans les consultations : les troubles surviennent après le harcèlement.”
Sur un autre plan, il a estimé qu’il fallait renforcer la psychologie scolaire afin de traiter et prendre en charge la violence, la délinquance et les addictions. Malheureusement, la santé scolaire reste le parent pauvre et, aujourd’hui, il n’y a que 1200 psychologues pour 8 millions d’élèves.

D. LOUKIL


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