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A LA UNE / Partenariat #RDL/Soleil (HEC) (2016-2017)

#LibertéVENDREDI

Télévision algérienne : mi-figue, mi-raisin

Montage RDL/©D.R.

Souvent critiqué, sujet à railleries, et à sketch pour certains youtubeurs algériens, la télévision nationale est passée par plusieurs phases. Toutefois, elle suit désormais une droite lignée d'évolution notoire.  Un petit diagnostic s'impose en faisant remonter quelques souvenirs aux plus nostalgiques. Ca permettra peut être de changer l'idée reçue que nos programmes ne valent rien.

Pendant longtemps le paysage audiovisuel était dominé par une chaîne unique qui elle-même a connu plusieurs évolutions. Pendant les années 70 nos parents et nos grands-parents n'avaient accès aux programmes que pendant une plage horaire précise 17 heures - minuit. Le reste de la journée l'image était cryptée. Aberrant ? Sachant que de nos jours, enfants et adultes peuvent se retrouver une journée entière face à leur téléviseur sans s'en rendre compte.  La décennie d'après a marqué un tournant et une rupture avec ce qui la précédé.On ressentait le désir des médias d'évoluer, de proposer quelque chose de nouveau et d'attrayant. En interviewant quelques personnes nous avons récolté des programmes dont nous avons fait une brève sélection :

" Min Koul Kotr Oughniya " qui permettait aux télespectateurs de suivre le classement des chartes, la musique actuelle et les variétés en proposant une chanson du moment de chaque pays. Les puristes vous citeront l'excellente émission hebdomadaire d'Ahmed Bedjaoui " Télé Ciné Club " un véritable plaisir pour la petite communauté cinéphile qui voyait le jour à l'époque entre : débats, présentations du film, du réalisateur. Une manière d'entretenir et,  pourquoi pas, de faire naître des passions et une culture autour du 7 art. Par ailleurs, coïncidence ou pas, la fin des années 70 et la période des années 80,a fait naître une multitude de films et de productions algériennes souvent autour de la thématique de la guerre de libération, de réelle qualité et poignant de vérité. " Les enfants de Novembre " (1975), d'autres moins engagés mais culte " Les vacances de l'inspecteur Tahar " ( 1973 ).

Par la suite, et pendant plusieurs années, les téléspectateurs regardaient sans réelle conviction la télévision nationale, la délaissant pour les chaines françaises introduites progressivement. Le même film qui repasse en boucle et des publicités peu convaincantes  entrecoupées  seulement par le mois sacré du Ramadan, qui par un drôle de pacte tacite semble être la seule période de l'année ou de véritables programmes sont lancés. Stagnation est le mot qui qualifierait le mieux le phénomène ci-dessus, qui s'est vu rompre avec l'apparition des chaînes privées. Ces dernières apportent de la nouveauté bien-sur, même si dans la plupart des cas c'est une réappropriation des programmes étrangers sauce algérienne. On ne peut nier le caractère moderne et l'effort ne serait ce que dans le matériel et la qualité déployés , mais aussi, et le plus important, de la concurrence. On rivalise et on commence enfin à dresser des tableaux de statistiques pour calculer l'audimat, et depuis peu la télévision algérienne commence à retrouver un public et ses lettres de noblesse tout au long de l'année et c'était une multitude de chaînes proposés parfois spécialisés dans un domaine précis : religieux, culinaire etc qui s'offre aux algériens en plus de nouvelles séries dramatiques, humoristiques etc.

En somme, le bref portrait dressé est là pour dire qu'il faut encourager la production locale, donner sa chance à nos chaînes et à nos programmes. Doucement, mais sûrement, la télé DZ se pare de qualité et de modernité.

Camelia BOURAHLA

(Soleil (HEC)/#RDL)


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