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Architectes: L’inégalité des salaires entre les femmes et les hommes

©D.R.

En 1945, les Nations Unies ont adopté une charte établissant des principes d’égalité entre les sexes. Mais notre religion nous a accordé cette égalité depuis des siècles. L’Islam a donné sa place à la femme et lui a conféré des droits. Il ne reste qu’à les appliquer. 

Le métier d’architecte est une profession prestigieuse. Mais il est souvent perçu comme un métier d’homme malgré sa féminisation croissante. A travers les siècles, ce sont les hommes qui ont brillé. L’arrivée des femmes dans ce métier n’est pas encore évidente vu le conservatisme auquel elles doivent faire face. Alors, qu’en est-il de l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes dans cette profession ?

De nos jours, beaucoup de bureaux d’études préfèrent employer des femmes, même stagiaires plutôt que des hommes. La raison majeure réside dans la différence de salaires. Vu leur précarité, les femmes acceptent plus facilement d’être sous payées et elles ont aussi plus de risques de perdre leur emploi. Même si elles travaillent, elles restent cantonnées aux postes les moins valorisés et valorisants. Ajouté à cela la crise économique, les choses ne sont prêts de s’améliorer.  

Un architecte possédant un bureau d’étude nous a expliqué que les hommes maitrisaient mieux l’outil informatique, et qu’ils avaient les compétences nécessaires : techniques de bâtiment (mathématiques, physique), dessin (informatique) ou droit. Il justifiait ainsi la faible rémunération des femmes. Dès lors, elles voient leurs salaires diminuer sous prétexte qu’elles travaillent moins. Devant ce dilemme, les architectes femmes se voient dans l’obligation d’accepter au moins le temps de trouver une alternative de travail plus intéressante. Mais ce que l’on oublie c’est que même le travail de bureau est très fatigant, voir même plus que le chantier. Avec la crise et le chômage, beaucoup d’architectes, en particulier les femmes, préfèrent entrer dans l’administration ou être employées de bureaux que de se retrouver sur les chantiers pour des raisons personnelles ou de sécurité. De plus, la présence d’une femme sur le terrain surprend et peut être mal acceptée. Cela demande du temps pour faire ses preuves et être prise au sérieux. Maintenant, si une architecte femme travaille avec son père, son frère, son mari ou tout autre membre de sa famille, les choses se feront plus rapidement !

Cette précarité est accentuée par le fait qu’à la fin de leur cursus universitaire, les étudiants ou étudiantes en architecture sont contraints de travailler au sein de bureaux d’études, pour une période de 18 mois au minimum, avant de pouvoir ouvrir leurs propres agences. Mais une fois leurs bureaux ouverts, ils font face à une concurrence acharnée. Ce métier demande de rechercher constamment des chantiers et pour cela un important réseau relationnel est nécessaire. Beaucoup ne sont pas prêts à démarcher les clients, courir dans les administrations, trouver des chantiers, faire de la comptabilité, remplir des documents, gérer des dossiers, chercher des fonds. De plus, les développements technologiques sont si rapides qu’ils nécessitent une formation continue. Tenir et vivre de ce métier n’est pas facile. C’est pourquoi, le nombre d’architectes qui travaillent effectivement est bien inférieur à celui des diplômés en architecture. 

Devant ce phénomène, nous restons pieds et poings liés. Cependant, nous avons tous un rôle à jouer pour remédier à ce problème. D’un côté, les femmes n’acceptant plus cette situation qui confère aux hommes une position de supériorité systématique ; de l’autre, les hommes qui devraient faire preuve d’ouverture d’esprit et de sagesse. Par expérience, nous pouvons remarquer qu’il y a plus de femmes que d'hommes dans nos universités. Il y aura donc plus de femmes diplômées dans les années à venir ! Et les choses devront sinon changer, au moins accompagner le changement, pour le bien de notre pays.

Asma SELLAMI 

NOMAD(EPAU)/Rédaction Numérique de "Liberté"

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