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Etranger chez soi ?

©D.R.

Après l’obtention du BAC, chacun, selon son choix empreinte un chemin : université, école ou même institut. Un choix qui peut nous emmener loin de chez nous, loin de tout ce qu’on a connu, loin de tous nos repères.

Les premiers temps, tout semble étrange, on se sent hors de notre élément,  hors de tout ce qu’on a pu connaitre lors de notre cursus scolaire. L’indépendance ne nous est pas si familière et nos familles nous manquent. On commence alors la découverte de notre nouvel entourage : nouveaux amis, nouveaux horizons pour ne pas dire une toute nouvelle vie. Une vie totalement parallèle à celle qu’on a connue chez nous, là où toutes nos habitudes nous sont si sacrées. Dans cette nouvelle vie le sacré ne l’est plus autant, et nos chères habitudes parfois enfantines disparaissent : le café au lait bien chaud et le morceau de pain à la confiture et garni de beur a laissé place à un café au lait à emporter, parfois sucré parfois amère, qu’on prend sur notre chemin vers l’université, car être étudiant résident c’est ne jamais se réveiller à l’heure !

Ainsi nos habitudes s’évaporent et on en créé de nouvelles. Cet univers qui nous semblait avant si étrange s’anime et le quotidien prend le dessus. Celui-ci fait maintenant partie de ce qu’on est. Le changement qu’on craignait nous est maintenant irréversible et on le vit pleinement : notre quotidien est maintenant de faire la queue pour diner, passer de chambre à une autre pour discuter et trimbaler nos valises chaque week-end dans les transports pour retrouver nos familles et aussi pour laver le linge.

Certains étudiants témoignent que leur quotidien bascule entre jours de la semaine et week-end, d’autres disent que la distance les a éloigné de l’ambiance familiale, ils arrivent même à citer qu’ils se sentent parfois étrangers chez eux, du fait qu’ils ratent tellement d’évènement : tel que voir leur frères grandir ou même assister au mariage du voisin d’à coté.

Mais il reste à préciser que l’expression « étranger chez soi » est une interprétation un peu extrémiste du ressentit dont témoignent la majorité des étudiants, car même si le frère grandit sans qu’on soit là, même si on rate le morceau du gâteau de mariage du voisin d’à coté,  nos chères mamans ne rateront pas de nous le mentionner dans leurs appels de tous les jours, à travers lesquels elles s’assurent qu’on mange bien, qu’on dort bien et que l’on manque de rien. C’est durant ces courts appels qu’on essaye de rattacher nos deux vies parallèles, qu’on se rappelle que nos familles ne cesseront jamais de nous manquer.

 Ala Mahbouba MESSAI

NOMAD(EPAU)/Rédaction Numérique de "Liberté"

 

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