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Entretien (#LibertéVENDREDI)

Kaouther Adimi: "Edmond Charlot a inventé la quatrième de couverture"

©Kahina BOUARABA

Sans aucun doute Kaouther Adimi a été la plus jeune star de ce Sila 2017. Installé à l'étranger depuis plusieurs années, le jeune romancière est venue à Alger pour présenter son "Nos richesses". Elle revient dans cet entretien accordé à la #RDL sur son ouvrage. 

Entretien réalisé par Kahina BOUARABA

#RDL:Votre nom est l’un des plus récurrent de la rentrée littéraire 2017-2018 et du SILA également. Que pensez-vous de l’accueil qu’a reçu votre roman à Alger (entretien réalisé ?

Kaouther ADIMI: Je dois dire que je suis absolument ravie de l’accueil que j’ai eu à Alger. Il y a plein de monde. On me pose des questions extrêmement pertinentes. Il y a une vraie curiosité, à la fois pour le livre mais aussi pour l’histoire du lieu 2bis de la rue Hamani. Tout se passe très bien, je suis ravie.

Vous paraissiez quelque peu déçue lors de votre rencontre littéraire au stand de l'IF (ex-CCF, Cente culturel Français, ndlr), en disant vous avez été invité que par cet institut...

Au fait, c’était une idée de mes éditeurs Barzakh de m’inviter et l’Institut français a accompagné cette invitation. Je suis ravie certes mais quelque part je me dis que c’est un peu étrange d’être invitée par un pays étranger dans son propre pays...

Dans votre roman, vous réhabilitez en quelque sorte l’histoire d’un petit libraire qui va devenir par la suite un pionnier de l’Edition algérienne et française vu que ce dernier faisait des aller-retour entre les deux rives de la méditerranée. Pourquoi vous êtes-vous intéressée à ce personnage ?

Parce qu’Edmond Charlot a été oublié par l’histoire de l’édition, que ce soit en Algérie ou en France.  Pour autant il était le grand éditeur du 20ème siècle. Ça a été un vrai dénicheur de talent. Ça a été quelqu’un qui avait une vraie vision de la littérature comme une manière de créer des ponts entre les pays, entre les langues,…etc. Et c’est lui qui a inventé la quatrième de couverture, c’est lui le premier qui a imaginé des rabats avec le résumée du livre. C’est quelqu’un qu’on a complètement oublié, même des étudiants en Master du livre en France m’ont dit qu’ils n’avaient jamais entendu parler de lui et qu’ils ont découvert son histoire. Donc déjà je pense qu’on se sent un peu investi d’une espèce de mission quand on se rend compte que quelqu’un qui a fait beaucoup de belles choses a été oublié, et en plus je trouve que son histoire est géniale. C’est l’histoire d’un jeune qui a 20 ans, qui embarque deux copains et va se lancer dans une grande aventure humaine et éditoriale. Et puis, enfin, je dirai que c’est une histoire qui se passe au 20ème  siècle. Le 20ème siècle c’est un terrain de création incroyable pour un écrivain parce que c’est le centenaire de la colonisation, c’est la seconde guerre mondiale, c’est la guerre d’Algérie, il se passe énormément de choses. C’est extrêmement riche.

Il est clair qu’il y a deux parties dans votre roman. Une partie ou vous imaginez un journal qu’aurait tenu Edmond Charlot et une autre partie ou vous nous plongez dans le quotidien de la rue Hamani (ex-Charras). Est ce qu’il y a une certaine dépendance entre les deux parties ? Y a-t-il une partie qui représente la colonne vertébrale du livre et l’autre qui vient servir cette colonne vertébrale ?

La colonne vertébrale du livre, du début à la fin, c’est la rue Hamani. Moi, je questionne ce lieu à travers des époques différentes. Je le questionne parfois de manière réelle puisque une partie du carnet est réelle, basée sur des sources et je le questionne aussi de manière fictive puisque Ryadh et Abdellah je les ai imaginé. Ensuite, il y a plusieurs parties dans le livre mais c’est des parties qui se font écho. C’est des parties qui s’imbriquent les unes dans les autres.

Grace à ce livre, vous êtes en liste pour plusieurs prix parmi lesquels le prix Goncourt. Qu’est-ce que cela vous fait en tant que jeune écrivaine ?

Je ne suis plus en liste pour le prix Goncourt. Il y a une nouvelle liste et je ne suis pas dedans. Je suis en liste pour le Renaudot, le Médicis, l’Interallié et le Goncourt des lycéens. Je suis très heureuse parce que ça donne un éclairage sur le livre. Voilà, je suis très heureuse.

Si vous deviez donner un conseil à des jeunes qui aspirent à avoir le même parcours que vous, qui sont eux aussi passionnés de littérature et dont je fais partie entre parenthèses, que serait-il ?

Ça serait de lire beaucoup et d’écrire énormément.

 

Pour écouter la bande sonore de l'entretien cliquez ICI

Photos de Kahina BOUARABA

Entretien réalisé par Kahina BOUARABA

(#Nomad(EPAU)/#RDL)


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