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L’architecture, entre production et SENS !

©D.R.

« Un espace n’est pas seulement physique et ne se limite pas dans sa forme mais intègre une dimension plus importante qu’on peut qualifier de sensorielle »

 L’architecture est un éventail de productions et un recueil de réalisations, entre styles et tendances. Elle traduit une réflexion apportée sur une culture, des traditions, voir un vécu de groupes humains dans un contexte spatiale et temporel déterminé.

 La pluridisciplinarité de l’architecture, une discipline qui touche à pratiquement tous les domaines, fait qu’elle soit aujourd’hui l’objet de plusieurs questionnements et de spéculations en tout genre.

 Si l’on vient à définir l’architecture au-delà du rôle de production d’espaces, qui vont du sacré au trivial, et qui, manifestement, abritent des activités liées à l’Homme dans une dimension plus « physique », quel serait le sens porté de cette discipline ? Hormis l’acte de bâtir, qu’apporte l’architecte à la société en termes d’engagement et d’implication d’ordre humain ?

Il est dit, et prouvé, que l’architecture se réfère à l’histoire et témoigne de moments forts marquant plusieurs périodes mais elle appréhende aussi les ambitions des hommes. Elle est en fait en perpétuelle quête de talents. Selon les propos de Roger Nifle qui a souvent traité de la question de « l’humanisme méthodologique », l’architecture sert de support d’identification collective et de mise en valeur des civilisations dont nous sommes héritiers.

 Il est aussi à signaler que, dans le domaine de la construction à titre d’exemple, plusieurs acteurs interviennent dont des ingénieurs, des économistes et des techniciens mais ces derniers n’ont pas forcément les mêmes règles de calcul ni la même appréciation des choses. Ce qui semble tout à fait normal et nous amène aujourd’hui à puiser dans cette idée et à nous concentrer sur le sens premier de l’architecture. Dans cette optique, il serait judicieux de citer quelques philosophes qui se sont penchés et se sont intéressés à cette discipline, dont Heidegger qui a longuement interprété l’architecture à travers ses idéologies d’ordre philosophique. On peut ressortir avec un constat assez frappant et qui réside dans la traduction et l’interprétation de situations humaines : elle peut être définie comme source de savoir dans le sens où elle relate et récite toute une histoire, mais aussi comme un moyen d’expression et d’identification dans un champ d’implications très large entrepris par plusieurs acteurs en interaction avec l’environnement matériel et immatériel.

 Une prise de position par rapport à l’histoire, et au contexte social, est souvent entreprise par l’architecte qui tente toujours de véhiculer un message à travers son œuvre et qui  la suite va se manifester dans la posture que va prendre cette dernière. En éternel serviteur de l’humanité,  l’architecte marque les temps interpellant ainsi les esprits des hommes.

 Bien qu’il soit souvent mis à l’épreuve par rapport à l’impact qu’auront ses productions vis-à-vis de la société, il détient une part de subjectivité car il s’inscrit dans un courant ou une tendance s’appuyant sur des références afin de s’exprimer dans un contexte définit et reconnaissable.

 Le but aujourd’hui étant de transmettre des ressentis, de solliciter les sens et d’inciter non pas seulement à la contemplation mais aussi à la réflexion, à travers un espace public ou privé, l’architecte devrait faire prendre conscience aux usagers qu’un espace n’est pas seulement physique et ne se limite pas dans sa forme mais intègre une dimension plus importante qu’on peut qualifier de « sensorielle », on parle depuis quelques années « d’esprit du lieu » mûrement traité et entrepris par Christian Norberg Schulz , théoricien et historien de l’architecture dans le célèbre Genius Loci .

 Une autre référence, Rudy Ricciotti un architecte français qui dans une interview accordée à Nathalie Albar auteur et metteur en scène,  traitant de l’architecture dans son sens global, Ruddy affirme qu’il n’est en fait qu’un architecte inquiet et qui essaye de produire du sens et revient vers le récit.

 Tout cela peut être une source de motivation afin de saisir le métier d’architecte, pas seulement en se référant à sa production mais à toute cette étape de réflexion et de travail acharné qui précède l’acte de bâtir et qui en soit est un aboutissement  lorsqu’on apporte et produit du sens dans un souci commun, à savoir combler la société dans tous ses contextes socioculturels, religieux et économiques. Telle est l’image de l’architecture préconisée.

 Mira. S

NOMAD(EPAU)/Rédaction Numérique de "Liberté"

Références : http://journal.coherences.com/article411.html + http://revuetenten.com/larchitecture-doit-fabriquer-du-sens-certes-mais-aussi-revenir-au-recit-2/

 

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