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A la une / Partenariat Réd-DIG-"Liberté" (#RDL)/Soleil (HEC)

Journée mondiale de la liberté de la presse

Journaliste : un art, un métier, une vocation

©D.R.

Des "crieurs d’informations locales" aux sites d’information en continu, en passant par les journaux, le journalisme a connu une évolution fulgurante à travers le temps. À l’occasion du 3 Mai, journée internationale de la liberté de la presse, revenons sur le chemin parcouru par ce métier aussi vieux que l’humanité, qui a façonné le monde de l’information tel que nous le connaissons aujourd’hui ! Suivez le guide.

Peu importe la forme et les moyens, l’information a circulé, circule, et circulera sans jamais s’arrêter !

Nous sommes en 1605, le monde connait la première parution d’un quotidien papier (ou journal quotidien), le « Relation aller Fürnemmen und gedenckwürdigen Historien » à Strasbourg. C’est en Allemand qu’est paru le premier journal tel que nous le connaissons. Révolution !

Petit bond dans le temps (grand ?), le 24 Aout 1789, l'article 11 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen affirme : "la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement (...)". La presse ne sera pleinement libre qu'entre 1789 et 1792.

1897 et 1926, Invention de la retransmission radio et télévisuelle respectivement, une révolution dans le monde de l’information. La vitesse de circulation et d’actualisation de cette dernière devient infiniment plus rapide, et les avancées technologiques aussi.

1er décembre 1961, Création de l'agence de presse nationale algérienne dans le sillage de la Guerre de libération nationale, pour en être le porte-drapeau sur la scène médiatique mondiale. 197jours plus tard l’Algérie obtiendra son indépendance, « TAHYA AL-DJAZAIR ! »

1969, Création du « Network Working Group » et connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'Interface Message Processor de Leonard Kleinrock. Internet est NÉ!

Comme chaque grande discipline, le journalisme a eu droit à son lot de génies, dont la plume a fait trembler le monde chacune à sa façon…

 Tahar Djaout : Né le 11 janvier 1954 à Oulkhou, commune d'Aït Chafâa en Kabylie, est un écrivain, poète, romancier et journaliste algérien d'expression française. Le 02 Juin 1993, il fut l'un des premiers intellectuels victime de la « décennie du terrorisme » en Algérie, « Rebi Yerrahmou » !

 Khushwant Singh : Khushwant Singh était un journaliste, auteur et avocat Indien, il est l’auteur  de la nouvelle mondialement connue Train to Pakistan. Né en 1915 et décédé en 1999, il a grandement contribué à l’évolution du système judiciaire et au journalisme indien.

Glenn Greenwald : Glenn est un journaliste américain, avocat et auteur qui a travaillé pour les plus grands journaux du monde (The Guardian, The New York Times, Los Angeles Times etc…) Mais il est surtout connu pour avoir été le principal journaliste à avoir collaboré avec Edward Snowden en 2013, pour ce qui deviendra la plus grande fuite de documents classifiés de l’histoire des Etats Unis. Il remportera en 2014 le prix Pulitzer pour service rendu suites à ses publications ainsi que divers autres prix d’excellence à travers le monde.

George Orwell : Mr Orwell est un nouvelliste essayiste journaliste et critique britannique. Il est  plus connu pour ses nouvelles « Animal Farm » (fermes des animaux) et « Nineteen Eighty-Four » (1984). Ces deux dernières sont considérées comme deux des principaux chefs d’œuvres de la littérature satirique de fiction du 20ème siècle. Né en Juin 1903, il décédera en Janvier 1950, il laissera derrière lui un fils adoptif.

Une discipline très sous-estimée en Algérie, là ou dans le monde un journaliste est signe de culture et de haut niveau intellectuel…

Comme beaucoup d’autres domaines dans notre pays, le journalisme souffre d’un manque de jeunesse flagrant. La nouvelle génération peine à reprendre le flambeau et ça se sent ! Que ce soit la presse écrite, télévisuelle ou électronique, les contenus se suivent et se ressemblent, le sensationnel a pris le dessus sur les reportages de fond au grand damne des lecteurs ! 

Autre signe flagrant de laisser aller en matière de journalisme en Algérie,  l’accès à cette discipline n’est soumis quasiment à aucun critère de sélection ; et l’élite de la jeunesse Algérienne ne s’identifie clairement plus à cette branche, très enrichissante à la base. Les raisons sont diverses et multiples, mais peuvent être résumées comme suit :

Premièrement la pression sociale, chez nous existe cette idée reçue qui dit que quelqu’un d’un niveau intellectuel supérieur devra forcément choisir un domaine technique, voir s’orienter vers la médecine… et toute déviation est perçue comme un profond échec… c'est à ne rien y comprendre.

Ensuite vient le manque de reconnaissance, car il faut l’avouer, le journaliste Algérien est sous-estimé. Là où le Pulitzer vient couronner le travail acharné des reporters du monde, chez nous… disons que cette reconnaissance tarde à arriver, et ça représente un frein de plus face à nos reporters de demain.

Enfin, la cicatrice de la décennie noire se ressent réellement… à l’époque nos journalistes, tel que Tahar Djaout cité plus haut, ont connu une fin barbare que l’on ne souhaiterait à personne… et qu’on le veuille ou non, c’est une image qui sera difficile à effacer des esprits.

Le mot de la fin ? Le métier de journaliste est un métier exigeant qui demande de la patience, du courage et le savoir nécessaire pour faire passer l’information de manière équilibrée, juste et sans exagération. Chacune de ces petites subtilités font de ce métier une vocation pour laquelle on se doit de sacrifier​ la majeure partie de notre vie, et en font donc un art à part entière.

Mohamed Aniss AMRAH

(Soleil(HEC)/rédaction Numérique de "Liberté")

 


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