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#LibertéVENDREDI

Le 7e art en perdition en Algérie

Montage Rédaction Numérique de "Liberté"/©D.R.

En ce mois sacré de Ramadhan, l’Adan du Maghreb et ses tables garnies sont souvent accompagnés de programmes télévisés en tout genre. De la camera cachée au sitcom, nos programmes se distinguent par un certain manque de gout, voir de professionnalisme.

Comme toute la génération Y, le cinéma fut d’une grande influence dans mes choix de vie. C’est simple, Al Pacino, Di Caprio et De Niro m’ont fait vivre (jusqu’à un certain point) le rêve américain. Le Parrain, Un homme d’honneur, Les évadés et j’en passe. Tant de chefs d’œuvres qui ont construit la vision d’un monde, certes fictif, mais qu’on s’imagine frôler des doigts, ne serait-ce que brièvement et qui nous pousse à vouloir faire de ce rêve une réalité. Petit bémol dans cette histoire, pourquoi un Algérien, né en Algérie, et amoureux du cinéma n’a-t-il jamais vibré pour des films Made in Algeria ? Réponse : le Cinéma (comme une grande partie du patrimoine culturel Algérien) est en perdition !

Nous sommes en 2017 et… le cinéma Algérien n’est plus, les salles ? vides ! Et le rendement faible. C’est une triste vérité, qui reflète une réelle disparition d’une culture cinématographique si importante pour la transition générationnelle et la protection d’un patrimoine si riche mais si peu (mal ?) entretenu. Chroniques des Années de Braise, L’Opium et le Bâton, La nuit a peur du Soleil, Le vent des Aurès, Les vacances de l’inspecteur Tahar… Tant de chefs d’œuvres qui promettaient un avenir radieux au cinéma algérien made in 70’s.  

Dans une interview accordée, le 13 juin dernier, à Jeune Afrique, Bachir Derrais, réalisateur algérien auteur du film Larbi Ben M’hidi, avait déclaré :

"Depuis quelques années, il est devenu un cinéma de commande étatique. Des fonctionnaires dans différents ministères se retrouvent à s’occuper de la production, métier dont ils n’ont ni les connaissances ni la maîtrise. Les films, ainsi lourdement financés et supportés par l’État, ne sont même pas projetés car il n’y a plus de salles. À l’indépendance, en 1962, nous en avions 300. Aujourd’hui, elles sont toutes fermées. De plus, on se retrouve avec des quantités énormes de films qui ne répondent pas aux normes internationales. Seuls les longs-métrages algériens coproduits en majorité avec des Européens et gérés par les producteurs français arrivent à s’imposer dans les grands festivals et à sortir dans les salles à l’étranger. Il faut libérer le cinéma algérien".

Oui, il faut libérer le cinéma algérien, mais il faut aussi, et surtout, faire en sorte qu'il dispose de tous les ingrédients pour que son décollage réussisse.

Heureusement, le tableau n’est pas entièrement noir. Quelques manifestations tel que le festival international du film d’ORAN, ou le festival international du film d’Alger, augurent d’un intérêt grandissant de la jeunesse algérienne pour le court et le long métrage. Néanmoins, l’envie seule ne suffit pas. Les infrastructures doivent suivre. A l’instar de L'Ecole Supérieure des Arts Visuels  de Marrakech, l’Algérie devra se doter d’un environnement plus propice à la production de films de qualité professionnelle, et inciter l’algérien Lambda à suivre le mouvement en allant plus souvent vers les salles, car outre la qualité du film, les salles sont un lieu de convivialité et de partage que ce soit entre amis ou en famille.

Quant à moi, en tant que passionné en détresse, il ne me reste plus qu’à vous dire une chose, réservez vos places, et profitez de ces moments uniques que le 7e art procure, car le cinéma en salle est à des années-lumière de ce qu’on trouve sur internet.

                                                                                    Mohamed Aniss AMRAH

(Soleil(HEC)/Rédaction Numérique de "Liberté")

                                                                                             

 

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