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Le féminisme, entre hier et aujourd’hui

©D.R.

Aujourd’hui les avis sur le féminisme sont mitigés. Entre revendications des droits légitimes de la femme et revendications grossières et provocatrices des néo-féministes, le terme « féminisme » prête à confusion et est victime de beaucoup de clichés.Pour essayer de comprendre, revenons un peu en arrière.

Il faut savoir que le mouvement des féministes a connu trois vagues, toutes différentes les unes des autres .La première date de la fin du 19e siècle jusqu’à la moitié du 20e siècle, à cette époque les femmes revendiquaient leur droit de vote, leur droit à l’éducation, l’égalité juridique et militaient pour des réformes politiques. Elles s’acharnaient à changer l’image rétrograde vis-à-vis des femmes qui n’avaient pas plus de droits qu’un enfant ou un malade mental.  Le mouvement des suffragettes, né en Angleterre , est emblématique de cette vague. Les suffragettes étaient les militantes de la Women's Social and Political Union, une organisation créée en 1903, qui a permis quelques lentes avancées dans les droits de la femme.

La deuxième vague est apparue après la deuxième guerre mondiale. Avec le développement économique des pays occidentaux, les femmes ont rejoint massivement le monde du travail et les universités. Leur combat commence alors aux Etat Unies. Ces femmes cherchaient à obtenir l’égalité salariale,  à réduire la discrimination à leur égard, à abolir les stéréotypes limitant la possibilité des femmes, à stopper les violences de « genre » et à éradiquer la culture du viol. C’est un mouvement qui cherchait à faire évoluer les mentalités. Pourtant ce mouvement a donné naissance a une minorité de féministes radicales, qui refusaient toute « discrimination positive » en faveur des femmes et protestaient contre la « victimisation » des femmes maltraitées.

La troisième vague, ou le mouvement qui n’a pas lieu d’être…

A partir des années 80, la troisième vague est portée par des militantes minoritaires (des femmes victimes de racisme, femmes homosexuelles,  prostituées…), ce mouvement s’est nourri des revendications du féminisme radical de la deuxième vague. Contrairement au deux précédents, ce  mouvement  s’est caractérisé par un vaste ensemble de pratiques divergentes. Les féministes modernes adhèrent à des pratiques souvent provocatrices et grossières.

La troisième vague touche beaucoup plus les pays occidentaux. Dans la majeure partie, les féministes des pays en voie de développement, revendiques encore les droits légitimes des femmes.

Egalité ou inversion de la domination ?

Maintenant que l’égalité des droits est théoriquement atteinte, le féminisme d’aujourd’hui cherche à son tour à dominer les hommes, un paradoxe, puisque autrefois ce mouvement cherchait à réduire les  inégalités.  Aujourd’hui ce terme est traîné dans la boue, perdant sa valeur originale.

Qu’en est-il de l’Algérie ?

L’Algérie a fait du chemin en ce qui concerne les droits des femmes. Après l’immobilisation des associations féministes, des lois criminalisant les violences contre les femmes ont vu le jour. Il ne faut pas nier que  la femme Algérienne souffre quotidiennement d’oppression sociale malgré les mesures prises. Même qu’elle a du mal à accéder à certains emplois « dit métiers d’hommes », souvent on ne lui donne même pas l’occasion de montrer ou de développer ses compétences.

Prenons l’exemple d’Ichrak Bourougaa, 25 ans, mécanicienne chercheuse, qui n’a pas pu expérimenter son travail d’étude ici. Ses études demandaient de la pratique vu qu’elle préparait un master en mécanique (option optimisation des systèmes de production). Elle se contentait d’apprendre via des vidéos Youtube, jusqu’au jour ou l’université de Salford de Manchester lui offre une opportunité d’étude, une opportunité qu’Ichrak a vite saisie puisque elle savait qu’en Algérie une mécanicienne  aura du mal s’intégrer et s’imposer dans un monde masculin.

Isma MAMRI

(Soleil HEC/Rédaction Numérique de "Liberté")

 

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