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Économie / Que sait-on?

Que sait-on?

à salaire égal, repos légal !

Dans politique salariale, il y a politique. Un système de distribution de rentes mensuelles, régi par un pouvoir insensible au résultat individuel et collectif dégagé par l’entreprise. Ce qui écarte de facto une relation salariale, économique, saine dans les rapports employeur/employé. Une situation où celui qui va simplement au travail et celui qui y va pour travailler sont payés de la même manière.

L’équipe et les chefs d’équipe !
En somme, une situation où tous les bras cassés trouvent leur compte, et les consciencieux et appliqués désespèrent de pouvoir vivre du fruit de leur dur labeur. A salaire égal, travail égal… sinon les actifs continueront à payer pour les inactifs. Et qu’est-ce qu’ils sont nombreux !
Une entreprise économique qui verse sans cesse des salaires sans rendement en contrepartie est inexorablement vouée à la faillite. On a beau lui injecter du sang neuf, elle finira par mourir. C’est connu, le doping ne fait gagner qu’une fois… avant de se faire attraper. Alors, comme le préconise un sage dicton chinois, “plutôt que de donner tous les jours du poisson à un indigent, apprends-lui à pêcher et il en mangera tout le temps à sa faim !”. En somme, inculquer la culture du travail bien fait, ça paie bien mieux que de verser des rentes continuellement à tout le monde, quel que soit le résultat des uns et des autres. Si nous sommes tous égaux devant Dieu, nous sommes loin de l’être devant notre outil de travail. Et la rémunération se doit d’être calculée à hauteur du rendement individuel de chacun, d’abord, et aussi du rendement collectif, si rendement il y a.
En fait, l’objectif principal de la gestion des rémunérations, quel que soit le groupe d’employés auquel elle s’adresse, est d’assurer la cohésion entre les objectifs individuels et les objectifs corporatifs. Dans toute entreprise, le personnel cadre s’attend généralement à être rétribué en fonction du chiffre d’affaires et des gains découlant directement de son travail.
Pour attirer ou conserver les meilleurs employés, il importe d’instaurer une charte salariale qui satisfasse leurs besoins sans pour autant nuire à la santé financière de l’entreprise. Parce que, mal structuré et mal géré, un code de rémunération aura l’effet contraire de celui escompté. La reconnaissance du travail bien fait est une récompense souvent bien plus appréciée qu'un salaire. Aussi, des cadres insatisfaits peuvent développer un sentiment de frustration en constatant que leurs efforts ne sont pas récompensés de façon appropriée. C’est pourquoi il est important de s’adjoindre les services de personnels compétents lors de la définition et de la mise en application d’un plan de gestion des carrières et des rémunérations, ce qui aidera à attirer des cadres expérimentés, gage d’une plus-value réelle et d’une valeur sûre pour l’entreprise.

Travail égale richesse ?
Il est naïf, voire puéril de croire qu’une insignifiante rencontre tripartite entre acteurs sociaux et économiques puisse améliorer en quoi que ce soit la situation salariale des travailleurs. Le seul et unique salut ne saurait venir que de l’amélioration de l’environnement des affaires. Partant de là, de la qualité et de l’efficacité du travail bien accompli. Les résultats d’une tripartite se traduisent effectivement en quelques deux à trois mille dinars arrachés pour les smicards, mais, en parallèle, il se profile certainement l’augmentation de la plupart des produits de première nécessité. On vous arrache d’une main ce que l’on vous donne de l’autre. On est toujours rattrapé par la réalité d’un pouvoir d’achat en chevauchée continue. A contrario, l’amélioration socioprofessionnelle véritable ne tient qu’à la bonification de la relation qu’on entretient avec son travail. Une valeur sûre, toujours grandissante. Mais, là encore, il ne suffit pas de le vouloir. C’est toute une culture qu’il va falloir instaurer. Demander parfois à certains travailleurs de travailler, ça équivaut à demander la lune ! Depuis que l’on glorifie les fainéants, la paresse est passée de la seconde à la première nature chez nous ! Pourtant, il va bien falloir se retrousser les manches. D’ailleurs, ça serait bien que les responsables des mille et une institutions, éléments non productifs, puissent donner l’exemple. Ça permettrait à toutes celles et tous ceux qui sont directement affectés à l’outil de production de se mettre au travail afin, ose-t-on espérer, dégager une plus-value à même de nourrir les nombreux improductifs, rentiers, à fort potentiel dépensier et gaspilleur de revenus.
Travailler n'a jamais tué personne, pourquoi alors ne pas prendre le risque ?
R. L.
Liberterabahlarbi3c@hotmail.com