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Économie / Que sait-on?

Que sait-on?

Enfin chauds pour le solaire ?

De par sa position géographique et géostratégique, l’Algérie baigne à longueur d’année dans le soleil. Elle est également, inlassablement fouettée, aux quatre vents. Ce sont là, au moins, deux atouts essentiels pour tenter une aventure torride dans le solaire et souffler un peu, grâce à l’éolien.

Va falloir se mettre au chaud !
Notre scintillant pays ambitionne de produire à l’horizon deux mille…, autant d’électricité à partir des énergies renouvelables qu’elle en produit actuellement à partir de ses centrales alimentées au gaz naturel. Ce programme de développement des énergies renouvelables vise la production de 40% des besoins nationaux en électricité à partir des énergies renouvelables en deux mille… et l’exportation vers l’Europe, en partenariat de 12 000 MW d’énergies renouvelables.
Cependant, la réussite de ce nouveau programme de développement des énergies renouvelables requiert une habile préparation technique et financière. Et c’est justement à ce niveau-là que l’Algérie s’est souvent montrée fébrile. En fait, dès qu’il s’agit du solaire, nos responsables ont bizarrement tendance à faire de la température !

Un train nommé désir !
Pour les délais de réalisation du projet de production de l’électricité tirée des énergies renouvelables, il ne faut pas être très regardant. Il y a environ un an, on parlait d’horizon 2020. Aujourd’hui, on parle de 2030… le métro a apparemment fini par imprégner sa culture jusqu’à devenir une véritable mesure de temps. Un métro égal 30 ans. Un tramway c’est, semble-t-il, environ dix ans, etc.
Certains, plus réalistes, trouvent que le projet de produire 40% des besoins du pays en électricité à base des énergies renouvelables, même à l’horizon 2030, serait un objectif “trop ambitieux” eu égard à l’état d’actuel de développement de la technologie en Algérie. Un avis exprimé d’ailleurs par plusieurs “observateurs avertis”, comme l’a également souligné le DG de l’UDTS (Unité de développement de la technologie du silicium), Messaoud Boumaaour, dernièrement sur les ondes de la radio Chaîne III.
“L’Algérie n’est pas la Malaisie. Nous espérons déjà arriver à avoir une masse critique de compétence.” Il considère qu’il y a des insuffisances en matière d’“environnement matériel” qui constitue un motif de retard par rapport au niveau technologique atteint à l’échelle internationale et que nos équipements datent des années 1988/1989. Cette insuffisance fait que les modules photovoltaïques (PV) fabriqués en Algérie ont un rendement de 12% seulement alors que la norme internationale est de 15%.  Autre facteur de blocage du développement des énergies renouvelables. Il est, comme d’habitude, d’ordre bureaucratique. En effet, pour acquérir des équipements ou du consommable, les fournisseurs demandent des paiements à l’avance.
Ce qui est aujourd’hui interdit par la réglementation algérienne qui exige de passer par la lettre de crédit. M. Boumaaour, DG de l’UDTS, s’est plaint également des retards dus aux contrôles estimés “très lents”, appliqués aux produits sensibles. Il arrive que la réception d’une simple commande d’acide fluorhydrique exige jusqu’à 6 mois d’attente. Donc, il faudra bien s’attendre à ce que ce projet dure… un métro, un tramway et quelques rames !

Place aux idées nouvelles !
Place aujourd’hui aux idées nouvelles, aux esprits frais, à l’éolien, au solaire. L’énergie verte, c’est avant toute une culture. La politique des énergies nouvelles, pour sa réussite, a besoin d’un environnement des affaires renouvelable. Sans quoi, il ne saurait y avoir renouvellement de quoi que ce soit ! Les concepts théoriques qui reposent sur des stratégies adoptées dans de cossus salons ne donnent plus aucun fruit.
Ce sont des notions stériles. Sans quoi, le cheval à vapeur risque de siffler encore longtemps ! Pas plus qu’un métro et un tramway, soit 40 ans, en mesure universelle, ose-t-on espérer !


R. L.
liberterabahlarbi3c@hotmail.com