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Économie / Que sait-on?

Lu pour vous du 29 janvier 2012 : Bimensuel de l’économie et de la finance “L’Eco”

Focus sur le marché informel de la monnaie



n Le marché informel de la monnaie. C’est le sujet auquel a été consacré l’enquête de la 35e édition du bimensuel de l’économie et de la finance L’Eco. Dans cette enquête, la revue est allée au-devant d’une problématique économique connue de tous et dont les répercussions sont tout aussi connues. La revue rapporte que, selon un bilan réalisé par la direction du contrôle a posteriori qui relève des douanes algériennes, les infractions à la législation des changes recensées durant l’exercice 2010 par cette instance douanière ont représenté une valeur de 46,2 milliards de dinars, sur les 59 milliards de dinars encourus par les fraudeurs. Il s’agit là d’un chiffre qui renseigne sur le niveau de ce phénomène de fraude qui gangrène plusieurs facettes de l’économie nationale. Dans un entretien à la revue, Samir Bellal, professeur d’économie à l’université de Guelma, estime que la véritable question qu’il convient de se poser porte sur la valeur réelle du dinar, ce que les économistes appellent le taux de change effectif réel. Selon lui, si l’on doit adopter une approche comptable, en termes d’équilibre de la balance des paiements, le dinar est incontestablement sous-évalué. Concernant l’impact du phénomène sur l’entreprise, Boualem M’rakech, président du CAP, indique que le marché informel des monnaies intoxique l’environnement de l’entreprise. Abordant la problématique du blanchiment d’argent, la revue révèle que les 600 déclarations de soupçon de blanchiment recensées par le CTRF ne prennent en compte que l’argent blanchi qui transite par les banques et ne comptabilise pas les transactions frauduleuses qui s’effectuent dans le circuit parallèle. Dans sa rubrique conjoncture, L’Eco est revenue sur les résultats enregistrés par les exportations hors hydrocarbures qui, pour la première fois, ont dépassé le seuil de 2 milliards de dollars. Il a aussi été question dans ce numéro de janvier de la loi 05-07 sur les hydrocarbures et les arguments ayant motivé sa révision. On apprend à ce titre que la règle des 51-49 est non concernée par cette révision ainsi que la taxation sur les superprofits. Pour ce qui est de l’interview de cette 35e édition, elle a été consacrée à Sébastien Hénin, gérant de portefeuille chez The National Investor (Emirat arabes unis), qui s’est étalé sur le rachat de l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy par l’état algérien. Dans cette interview, M. Hénin a estimé que dans un dossier aussi complexe et aussi important, de nombreux points devraient faire l’objet de négociations. La valorisation d’OTA ainsi que le pourcentage du capital sont les points les plus importants. Toutefois, M. Hénin a indiqué qu’il était dans l’intérêt de toutes les parties de trouver une solution consensuelle à l’affaire OTA. Selon lui, les dommages collatéraux, tant en termes d’image que de destruction de valeur, ont été relativement importants à ce jour.