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Économie / Que sait-on?

Liberté de la Communication

Hydrocarbures : une énergie récidive !

En cette fin de mois de février, on vient de célébrer un double anniversaire. La création de l’Union générale des travailleurs algériens et la nationalisation des hydrocarbures. Deux événements chargés de symboles de droit et de souveraineté. Il faut néanmoins reconnaître que dans la vie des simples travailleurs algériens, ces deux dates représentent davantage, des symboles plus qu’un quelconque chamboulement concret dans leur carrière. Le syndicalisme en Algérie ne profite qu’à ceux qui le pratiquent et la nationalisation des pluies de pétrole n’a pas non plus arrosé tous les Algériens de la même manière. Il y a même des contrées du pays, pourtant plus proches du puits, où pas une seule goutte n’est tombée du ciel de la Sonatrach.  
À qui profite le pétrole ? On ne sait pas. À qui profite le crime ? On ne sait pas. En réalité, tout le monde le sait…  mais, motus et bouche cousue !  Pour une fois que le Président s’en mêle, vaut mieux être patient. Cette fois-ci, le scandale a été si “vaudevillesque” que le premier magistrat du  pays est sorti de sa légendaire réserve pour crier sa révolte.  On oserait même  croire que la machine judicaire  va nous révéler bientôt tous les tenants et aboutissants de ces scabreuses affaires de larcins hautement éminents. Ravir des biens d’Etat est une forme de terrorisme qu’il faudra également combattre à tous les niveaux de la hiérarchie et des connexions !

Demain, il fera jour !
En attendant le dénouement  par la justice de ce sombre business et avant le dénuement économique total, on devrait se mettre à la recherche de la bonne solution de rechange. L’après-hydrocarbures. Les énergies renouvelables. Quelle place en matière d’énergie éolienne ou solaire, occuperait demain l’Algérie ? Il serait peut-être grand temps de se ranger avant que les places ne soient beaucoup plus chères !    
Selon tous les experts nationaux et étrangers, l’Algérie a de belles cartes à jouer en matière d’énergie propre.  Mais l’Algérie n’est pas un îlot isolé de la planète monde. Et, aujourd’hui, le monde continue inlassablement à se mettre au charbon. Le monde n’a pas les moyens de sa politique. On dit une chose et on fait son contraire. Il n’y a que le discours qui est vert, sinon les ressources demeurent encore noires. Pour une bonne décennie, voire plus, le charbon constituera la première source d’énergie dans le monde. C’est ce que révèle, noir sur blanc,  le rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Les seuls besoins de la Chine en électricité représentent environ 50% de la consommation mondiale en charbon. L’Amérique, Le Royaume-Uni, l’Europe et les pays émergents, voient également leurs besoins progresser crescendo pour la production d’électricité à partir du charbon.

Faut aller au charbon !

Pour ne pas déroger à la règle, chez nous, il en sera de même. D’autant que les besoins nationaux en électricité ont enregistré une croissance de 18% par an, durant la dernière décennie. Notre beau pays baigné de soleil, fait face comme tout le monde, à un accroissement de la demande en électricité et de ce fait, étudie la possibilité d’exploiter ses réserves de charbon pour produire de l’électricité. “Nous devons d’ici  2020 développer de nouvelles sources d’énergie”, a affirmé dans ce sens M. Youcef Yousfi, ministre de l’Energie et des Mines. Mais, d’ici là, polluons, gaiement !
Finalement, l’éolien et tout le bataclan, ce n’est que du vent ! Du moins pour les années à venir. D’ailleurs, maintenant que nous sommes en plein dans le charbon, vaut mieux éviter de faire du vent avec les larges pales des éoliennes. Cela risquerait d’exporter illicitement dans l’air, le charbon local et de noircir le tableau Algérie.
À défaut de chercher des réponses à des questions aussi difficiles qu’insolubles que les énergies renouvelables, développement durable, nouvel ordre mondial de l’énergie etc.… mieux vaut s’en tenir, au moins pour le court terme, à améliorer notre gouvernance, le management et pourquoi pas, tenter de moraliser la corporation. En un mot, aller au fond du puits. C’est beaucoup plus à la portée des autorités.
Ça ne coûte pas cher et ça peut rapporter gros. A voir effectivement le nombre de détournements à plusieurs zéros et en monnaie forte, il y a de quoi boucher des trous, en ces temps de vaches maigres.C’est juste une question de volonté ! En somme, c’est ce qui nous a toujours fait défaut.


R. L.
liberterabahlarbi@hotmail.fr