Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Économie / Que sait-on?

Que sait-on?

La voix de la société civile

Le forum sur la crise de la dette internationale, notamment dans les pays de l’Ocde, et son impact sur l’économie algérienne a suscité un franc débat parmi les participants sur ce thème d’actualité.

Lounis Aït Aoudia, président de l’Association des amis de la rampe Lounis-Arezki (groupe d’économistes)
“Il faut ouvrir le débat en y incluant la société civile sans laquelle aucune solution aussi élaborée soit-elle ne peut aboutir. C’est en instituant ainsi ce débat démocratique qu’on peut mobiliser les énergies et assurer la plus grande adhésion pour relever le défi.”
Il rejoint les points de vue soulevés sur la gravité de la crise de la dette qui frappe déjà à nos portes, notamment dans la région méditerranéenne, et le risque de retard pour suivre son évolution et de dégager une riposte adéquate.
Djamal Soufi, secrétaire générale de l’association
“Les capacités nationales sont les meilleurs atouts, pourvu qu’on leur ouvre les perspectives et qu’on leur lève les obstacles multiples liés à la gouvernance de l’économie, la bonne vision et des bons choix.  Il n’y a qu’à faire confiance à nos entreprises, qu’elles soient publiques ou privées, pour soutenir la production nationale dans un premier temps et les aider ensuite à se placer sur le marché extérieur.” “C’est sur ce plan que la bataille économique nous attend”, nous dit un autre participant qui a préféré gardé l’anonymat.  “On parle d’ouverture et de compétitivité, mais on assiste à un retour des barrières et des obstacles protectionnistes. Alors, il faut faire attention et protéger notre économie en faisant la réciprocité”, ajoute-t-il.
Il précise que la crise de la dette et son corollaire financière est différemment perçue. Pour les pays développés, il y aura peut-être faillite des États et des systèmes financiers, mais il ne faut pas perdre de vue, sur le plan économique, la continuité de la solidité de la performance de leurs entreprises et de leur progrès technologique. C’est l’inverse chez nous. Nous avons un État rentier puissant avec des réserves de change importantes, mais des entreprises moins outillées. De ce fait, il rejoint les autres participants en prônant un plan d’urgence pour appuyer nos entreprises, pour augmenter leur compétitivité et leur performance.

M. Cherfa, entrepreneur
La solution passe par le compter sur soi et l’exploitation des immenses possibilités d’investissement offertes. Il cite l’exemple de son groupe et de ceux qui veulent se lancer dans des projets pareils avec le soutien et l’encouragement de l’État.

Méberbèche AEK, inventeur
Il note que les avantages et les atouts de l’Algérie, ce n’est pas uniquement l’extérieur, mais ses réserves profondes et que, peut-être, c’est là que se dessine l’avenir de l’économie algérienne. il souligne la nécessité de revenir au développement de la culture vivrière, mais avec de nouveaux moyens et procédés, dont le recours à l’énergie solaire, bon marché et facile à utiliser. À noter que M. Merberbèche est l’inventeur d’un système de forage et distribution de l’eau à l’aide de l’énergie solaire, économique et performant.

Omar Djebbara, économiste et vice-président de l’association
“Prendre d’ores et déjà les mesures préventives, sensibiliser les décideurs, dégager un plan stratégique d’urgence à la mesure de l’évènement, mettre à profit les grands atouts dont dispose l’économie algérienne, ses réserves de change, sa jeunesse, ses capacités productives dont les PME-PMI, lever au maximum les obstacles bureaucratiques, notamment pour l’investissement, diminuer la pression fiscale et douanière et les charges sociales, résoudre le problème du foncier, donner la priorité au secteur national qu’il soit privé ou public. Les prémices de la crise sont là et s’attaqueront en premier au ralentissement de la demande pétrolière et donc entraînera une baisse de nos rentrées en devises. L’Algérie est très vulnérable. Il y a urgence à agir.”
S. B.