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Économie / Que sait-on?

Bimensuel de l’économie et de la finance «L’Eco»

Le commerce du luxe décortiqué

Le marché du luxe réalise 5 à 10 milliards d’euros de chiffres en Algérie. C’est ce qu’on peut lire dans l’entretien accordé par l’économiste Camille Sari à la revue de l’économie et des finances L’Eco dans son édition n°48 du mois d’août dernier. Dans cette édition, la revue a consacré son dossier aux produits de luxe. Intitulé “Commerce de luxe : une pratique à la limité de la légalité”, le dossier de L’Éco s’est voulu exhaustif dans son traitement du sujet puisque il est allé du dernier bolide jusqu’aux espèces rares d’animaux exotiques en passant par la joaillerie, l’habillement et les objets d’art.
Des Porsche entre 20 et 30 millions de DA, des montres suisses à deux millions de DA, des bagues Mauboussin à 300 000 DA. Ces chiffres donnent le tournis mais pour les représentants de ces marques, une demande sur ces produits existe en Algérie. Mais ce marché engendre-t-il des recettes pour le Trésor public ? C’est la question qu’a posé la revue  à Djamel Djerad, président d’honneur de l’Ordre des experts comptables et commissaires aux comptes. Selon lui, c’est un marché qui échappe en grande partie à l’impôt. Aucune réglementation n’existe actuellement pour appréhender les chiffres d’affaires du marché dit du “cabas” qui alimente le marché informel du luxe et toutes les ventes qui se font sur certains sites internet.
Par ailleurs, ajoute Djamel Djerad, la détermination de la valeur douanière ne tient pas compte de la marque mais de la composition du bien. Donc le marché du luxe est actuellement taxé au maximum prévu par la loi, soit 30% de droits de douane et une TVA à 17%.  En plus du dossier due le commerce du luxe en Algérie, le n°48 de la revue s’est intéressé au secteur de l’énergie en ouvrant ses colonnes au consultant et expert en questions pétrolières, Abdelmadjid Attar. Dans l’interview du mois, ce dernier indique qu’“à moins de 80 dollars le baril, on aura des problèmes”. L’expert estime que l’Algérie est le plus vulnérable parmi les pays producteurs de pétrole à la baisse des recettes des hydrocarbures, faute d’une assise économique en mesure de se substituer aux recettes pétrolières.