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Économie / Que sait-on?

Que sait-on?

Le pétrole, c’est très opaque !

Chaque geste banal, effectué au quotidien, nécessite de l’énergie. S’éclairer, se chauffer, se déplacer ; en somme, vivre tout court… Ne serait-ce que pour faire simplement bouger le corps, il faut se nourrir. L’énergie… quelle invention !

L’objet de convoitises !
Mais comme pour toute trouvaille aussi éclairée, l’homme s’est tout de suite vu gagné par ses pulsions maléfiques. Cette découverte de l’or noir, pour ne citer que le pétrole, a suscité en l’humain des temps modernes une indescriptible soif de s’enrichir. Ce qui fut une bénédiction des entrailles de la terre devint subitement l’objet de convoitises des plus puissants de ce monde. C’est ainsi que l’on assista à des guerres sans merci pour accaparer toujours davantage d’espaces pétrolifères, gaziers et autres contrées lointaines, riches en minerais. Dernière illustration, encore en effervescence, la Libye. Un immense réservoir de pétrole. Le premier en Afrique, avec des réserves estimées à fin 2010 à 44,3 milliards de barils. En troisième position, après le Nigeria (37,2 milliards de barils) l’Algérie cumule 12,2 milliards de barils de pétrole, représentant des sommes colossales. La plus grande partie de ses réserves en or noir est localisée dans la partie est du pays, près de la frontière libyenne. Notamment dans les bassins de Hassi Messaoud et Berkine. En termes de production, la cadence est soutenue avec une moyenne d’un peu plus du million de barils/jour de pétrole brut, depuis ces deux dernières années, selon les quotas dictés par l’Opep.

Le pétrole, c’est très opaque !
Mais selon un rapport de cette même organisation, l’Algérie donnerait quelques signes de paresse. Le cartel évoque une certaine nonchalance au niveau de quelques puits et de plateformes actuellement en exploitation en Algérie. Rien que pour 2010, Sonatrach a répertorié 29 nouvelles découvertes. En tout cas, bon an, mal an, l’Algérie se maintient toujours parmi les meilleurs de sa classe, toute matière confondue. Quant au flou conjoncturel concernant notre politique énergétique, c’est semble-t-il normal. Face aux récentes mutations du secteur, internes et surtout externes, il est clair, reconnaissent les responsables, qu’il faudra à la fois opérer des ajustements sur le contenu de la politique énergétique et en corriger l’image, car la perception du secteur, aussi bien chez nous qu’à l’étranger, serait brouillée depuis quelque temps. Il faut bien admettre que le pétrole, c’est très opaque comme substance.
Aussi, pour prendre rapidement le taureau par les cornes, “l’augmentation des réserves de toutes les ressources énergétiques” constituera la première priorité de nos dirigeants.
Pour ce faire, Youcef Yousfi, ministre de l'Énergie et des Mines, a mis les gaz, en affirmant effectivement, ce mois-ci à Doha (Qatar), que la priorité pour l'Algérie était d'augmenter les réserves de toutes les ressources énergétiques. Il a indiqué dans une déclaration à la presse, à la veille du début des travaux du 1er Sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), que cette priorité impliquait “la préservation de la souveraineté de l'Algérie en matière de couverture locale des besoins énergétiques et la préservation de sa place en tant que pays comptant parmi les principaux exportateurs de gaz naturel dans le monde”.
M. Yousfi a tenu à rappeler dans ce sens que l'Algérie “œuvre de son côté pour la protection de ses intérêts”.

Une rencontre en cache
une autre !
S’en est suivi la semaine d’après une autre rencontre, qui a vu Oran se transformer, l’espace de quelques jours, en capitale mondiale de l’énergie. Pour ne pas se renouveler, il en a été inévitablement question des perspectives de développement des énergies renouvelables. Résultat de ces rendez-vous des grands de ce monde ? Trop peu, sinon rien ! Force est d’admettre qu’au jour d’aujourd’hui, le continent noir demeure la partie du globe la moins nantie en gaz, en électricité et en toute autre matière énergétique. L’Afrique est pourtant le continent le moins responsable des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique, responsables du réchauffement de la planète. Paradoxalement, c’est la région la plus affectée par les effets et les conséquences de ces phénomènes dus à une exploitation outrageuse des énergies fossiles. L’Occident serait-il du bon côté du vent ?
Autre indélicatesse, l’argent du butin ! Qu’est-ce qu’on en fait ? Est-il utilisé à bon escient ? Ce ne sont certainement pas les quelques mégaprojets budgétivores, inscrits dans un quinquennat-suite, qui vont permettre au pays une relative prospérité. Bien au contraire, de telles dépenses inutiles, du moins inappropriées à un moment de crise planétaire, auraient trouvé plus de bon sens dans la relance de l’appareil économique et industriel algérien, moribond, euthanasié par un système administratif et bureaucratique fossilisé, en panne d’idées et d’énergie. La bonne gouvernance, c’est un tout !
R. L.
Liberterabahlarbi3c@hotmail.com