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FLASH
  • Demi-finale retour de la ligue des champions africains: WAC 3-1 USMA (0-0 à l'aller)
  • Buts du WAC:El Karti (26′), Bencharki (54′ et 90'+3). Le but de l'USMA a été inscrit par Abdelaoui (67′)
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Économie / Que sait-on?

Que sait-on?

LES ALGÉRIENS N’ONT PLUS LA PATATE

Un adage bien de chez-nous dit : "Ch’ghel, lem’lih y taouel !" (Les bonnes actions demandent du temps.) Pourtant, depuis 1999, du temps, il s’en est écoulé à profusion ! Il est vrai que dans la vie d’une nation, 13 ans, c’est infiniment petit. Mais, dans la vie d’un mortel, même avec une espérance de vie un peu plus rallongée, attendre près d’une décennie et demie le train des reformes annoncées, ça fait long ! C’est tellement long et ennuyeux que certains garnements s’amusent avec le feu. Ce n’est pas parce qu’on a du pétrole à gogo, qu’on doit le gaspiller en s’aspergeant le corps !

Un train nommé désir !
Mais, pourquoi donc ce train met-il si longtemps à venir ? Serait-il retardé par un machiniste inapte à se mettre sur rails… ou alors, serait-il attaqué par de cruels barbares comme à la lointaine époque des diligences… ?
En définitive, sur le quai, tout le monde désespère. Ils savent de toute façon que dans le train, il n’y a rien qui puisse les intéresser. Que des quinquennats. Point de justice sociale, de liberté, de démocratie, d’alternance politique… et autres véritables semences fertiles. Non, rien de tout cela. Que des quinquennats ! Des méga projets interminables à plusieurs zéros. Des chantiers budgétivores, gouffres à milliards, toutes monnaies confondues, où l’on parlait, on parle et on parlera encore de rallonges budgétaires. À ce train-là, il faudra s’appeler Highlander, le gardien de l’immortalité, pour assister enfin un jour à l’achèvement de ces douze travaux d’Hercule.

Économie patriote !
La besogne tant attendue par tous ne relève pas du concept démesuré dont sont atteints  nos gouvernants, toujours partisans du gigantisme. Ce que l’on attend est plutôt d’envergure humaine. Des œuvres palpables, concrètes, à l’instar de toutes celles auxquelles se sont attelés, avec plus ou moins de réussite, certains opérateurs privés courageux et résolument patriotes. Les exemples foisonnent. Notamment dans l’agroalimentaire, où l’État a reconnu ses limites. De la même manière, l’on devrait laisser place à l’engouement et au savoir-faire de l’initiative privée. De la même manière, l’État devrait reconnaître ses insuffisances managériales,  souvent injustement confondues avec la fonction administrative. L’État régulateur ne saurait s’accommoder avec brio du rôle de concepteur industriel, où la technicité et l’expérience ne s’acquièrent que sur le terrain, loin des cossus bureaux administratifs. Ainsi, les vaches seront mieux gardées… et mieux traitées.    
Pourtant, dire que rien ne va serait exagéré. Mais, dire que tout va le serait davantage. Seulement, il faut reconnaître que nous sommes encore loin de la moyenne. Le système est recalé ! Il va falloir prendre des cours particuliers et s’appliquer encore plus. Pour commencer, il y a lieu de changer carrément d’école. Y a qu’à voir le niveau d’aridité intellectuelle de nos apprenants fraîchement auréolés d’un ‘’baccalauréat politique’’. Sur l’autoroute du savoir, ils auraient été nombreux à se faire flasher par le radar. Nos apprenants n’apprennent plus grand-chose. Ils sont victimes de doping dans un laboratoire où l’on a de tout temps confondu enseignement et bourrage de crâne. Et lorsqu’on a raté son école, on a tout raté !  
Un orateur érudit a dit un jour devant une assemblée : “Donnez-moi un bon citoyen et je vous en ferai un bienveillant gendarme !” C’est effectivement de l’éducation et la formation d’un peuple que naissent les véritables et indispensables germes nécessaires à l’éclosion d’un pays.


R. L.
liberterabahlarbi3c@hotmail.com