Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Économie / Que sait-on?

Lu pour vous

Mensuel économique L’Éco La dépense publique décortiquée


La dépense publique a été au cœur de la dernière édition du mensuel de l’économie et de la finance L’Éco. Sous le titre générique “Subventionné dans tous ses besoins, combien un Algérien coûte-t-il à l’État”, le mensuel dresse un large panorama des dépenses consenties sous différentes formes par l’État au profit du citoyen. Dans un entretien accordé à la revue, Salah Mouhoubi, docteur d’État en sciences économiques et politiques, affirme que 30% de la rente pétrolière vont aux subventions. “Non seulement cette politique de subvention pèse sur le budget de l’État, mais elle a également des effets pervers sur la croissance de l’économie nationale”, estime ce membre du CNES. À travers une série d’article, le mensuel décortique la dépense publique. Ainsi, on apprend que plus de 15 milliards de dollars par an vont aux transferts sociaux, 300 milliards de dollars par an vont à la politique de subvention alimentaire.
Pour l’eau, l’État paye 42 DA en moyenne pour un mètre cube à 60 DA. Concernant le logement, l’État subventionne les trois quarts du coût du logement aidé. D’un prix réel de 5,4 millions de dinars, l’État le cède à 2,8 millions de dinars.  Sans compter bien sûr le manque à gagner de 10 milliards de dinars relatifs à l’affiliation à la Casnos pour les bénéficiaires des dispositifs d’aide à l’emploi soutenue et les 82% des charges de l’assurance sociale qui est à la charge de l’État. Selon l’éditorialiste
de L’Éco : “L’idée n’est pas de remettre en cause un effort louable de venir en aide à une frange sociale démunie et à un patrimoine industriel public pouvant être sauvé, mais juste de revoir la copie de la gestion de ces subventions, souvent non ciblées et dépourvues de retour sur investissement tant sur le plan du rétrécissement des inégalités sociales que sur la relance économique proprement dite”. Fidèle à sa tradition, la revue a consacré, dans sa rubrique entreprise, un espace pour faire connaÎtre à la fois des entreprises à la réputation confirmée à l’instar de la société SIM qui exporte dans 29 pays tout une gamme de produits agroalimentaire, et d’autres plus jeunes à l’image de la société de transformation de plastique G2M ou MED RP spécialisée dans le conseil en communication. La revue s’est également intéressée au dernier bilan de la nouvelle loi agricole
sur la reconversion du droit de jouissance qui fait ressortir le nombre de 45 000 nouvelles concessions créées. Enfin, l’interview du mois a été consacrée au Premier ministre norvégien,
Jens Stoltenberg, qui a abordé la question de l’énergie pour les pays pauvres. Pour atteindre les objectifs du millénaire, il nous faut 50 milliards de dollars d’investissement par an de toute part, selon le Premier ministre norvégien.