Économie / Que sait-on?

Que sait-on?

Stratégie industrielle, état des lieux

Dans son n°62 du 16 au 31 mars 2013, le bimensuel de l’Economie et de la Finance L’Eco a consacré son dossier à la nouvelle stratégie industrielle. Parent pauvre de l’économie algérienne, le secteur de l’industrie peine à décoller malgré les efforts et les sommes colossales injectées par les pouvoirs publics. Selon Abdelhak Lamiri, économiste et P-DG de l’Insim, cité par la revue, “le secteur industriel a subi plusieurs essais de conception de schémas industriels, particulièrement à partir de la chute des prix du pétrole dans les années 1980. Chaque fois, on abandonne un schéma pour un autre”. L’économiste trouve qu’il est impossible pour un pays d’avoir une stratégie industrielle efficace s’il n’y a pas de stratégie globale. Selon lui, il faut changer radicalement le mode de gouvernance de nos entreprises. Mise à niveau des entreprises, gestions des zones industrielles et sous-traitance, se sont les différents sujets abordés par le magazine. Concernant la mise à niveau des entreprises, l’économiste et universitaire, Rachid Boudjemâa, estime que la partie n’est pas encore gagnée. “La mise à niveau des PME ne peut se suffire d’un dispositif juridico-financier”, estime-t-il, ajoutant qu’en raison des relations de suspicion anciennes qui existent entre l’Etat et le secteur privé, il serait difficile d’escompter à première vue une forte mobilisation des entreprises. Le patronat algérien, à travers ses différentes organisations, dit soutenir cette nouvelle stratégie, mais attend toujours du concret. C’est le cas du FCE qui par la voix de son président, qui prend acte de la volonté du gouvernement d’assainir l’environnement économique et légal de l’entreprise, mais qui n’a pas encore pris la mesure des retards à combler, ce qui explique les lenteurs ou les obstacles de mise en œuvre sur le terrain. L’enjeu est de taille. Il s’agit, en effet, d’affronter, entre autres, l’afflux des produits étrangers à l’heure du démantèlement tarifaire prévu en 2020 avec l’EU. En plus de ce dossier sur la stratégie industrielle, L’Eco s’est attardé sur bien d’autres sujets, notamment celui du pain et des politiques de subventions. Entre inflation et gaspillage, la baguettes de pain pose un réel problème. Le pic de 100 millions de baguette par jour atteint est le résultat d’une utilisation non contrôlée et abusive de cette denrée. Par ailleurs, l’inflation accélérée et la hausse des prix à tous les niveaux grèvent les marges bénéficiaires des artisans boulangers. Face à cette situation, il y a nécessité de revoir le système de subventions auquel est soumis le pain,  d’autant que le ministère du Commerce exclut toute augmentation du prix de la baguette. Enfin dans sa traditionnelle interview du mois, le bimensuel a ouvert ses colonnes cette fois au conseiller commercial adjoint à l’ambassade de Turquie à Alger, Erhan Kararoç, qui parle de l’usine d’acier et de fer qui sera implantée à l’ouest du pays et qui sera le plus gros investissement turc à l’étranger, tous domaines confondus.