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Économie / Que sait-on?

Que sait-on?

Sur roues ou sur chenilles, ça roule !

L’espace de terre qu’occupe l’Algérie sera bientôt entièrement bétonné et bitumé. D’où la nécessité d’acheter encore et toujours des machines sur roues et chenilles à grand tonnage, et il y aura autant de pollution atmosphérique et sonore. On est loin d’abandonner la culture du gigantisme.    
Ça roule !
“Attrayant et en nette progression !” c’est le sentiment de tous les heureux représentants des marques asiatiques et européennes de véhicules industriels, lorsqu’il s’agit de qualifier le marché algérien. Les constructeurs étrangers étaient aux anges dans ce salon du joujou à grand tonnage. Quoiqu’un membre de l’Association des concessionnaires automobiles AC2A avait l’air un tantinet déçu de ne pas compter autant  de clients que pour le marché de l’automobile. La petite voiture de monsieur tout le monde. Il faudrait sans doute rappeler que ce n’est pas tout le monde qui ambitionne de refaire la route dans son quartier ou de déplacer une montagne pour avoir besoin d’une retrochargeuse, d’une grue ou d’un camion de 20 tonnes. Bien que, sous d’autres cieux, où la petite et moyenne industrie est une notion bien ancrée, le marché de l’engin est effectivement très développé, au sein même de la société. Mais à dimension humaine. Dans cette industrie-là, il y a de la place à une multitude de PMI et PME qui, pour leurs besoins d’activité, utilisent toutes sortes d’engins. Petits élévateurs pour entretien des surfaces et façades, machines d’entretien des espaces verts, véhicules pickup… en un mot toute machine nécessaire à la prise en charge des travaux de la voierie et autre activité d’utilité publique.
Finalement, lorsque l’industrie est ainsi conçue et réfléchie, toutes les entreprises à dimension humaine deviennent de potentiels clients du marché du véhicule industriel. Et pas seulement le temps d’un quinquennat ! Un programme quinquennal, c’est éphémère dans la vie d’une nation.

L’import-import, encore et toujours !
Encore une fois, pour ne pas changer, on verse dans l’import-import. Pourquoi le secteur de l’engin différerait-il du reste ! Encore une fois, européens et asiatiques, à travers quelques représentants locaux nantis, viennent présenter leurs dernières innovations et se remplir les poches en vidant un peu plus les caisses du Trésor à la faveur d’un programme quinquennal sans fond, qui aura englouti des centaines de milliards de dollars, dont la destination n’est pas toujours la plus appropriée, quand ce n’est pas carrément entouré d’opacité.
En effet, tous ces projets budgétivores ne font pas l’unanimité. On en veut comme exemple la future mosquée du caroubier ou les légendaires villes nouvelles qui ne verront jamais le jour. À l’allure des trente années ingurgitées pour réaliser le métro, il faudra compter trois mille ans pour édifier une ville entière. Pourquoi donc ne pas donner une dimension humaine à nos projets, ce qui impliquerait davantage la microéconomie et par conséquent de petites entreprises gérables. Une sorte d’essaimage autour d’un chantier où toutes les fonctions convergeraient avec, chacun sa spécialité et son expérience, limitée à sa fonction. Et les vaches ne seraient que mieux gardées ! Mais, lorsque c’est gérable et que la vue est dégagée, ce n’est pas flou. Il faut quand même respecter la tradition !
K120, absence remarquée !
Décidément, on cultive l’absentéisme chez-nous ! La seule et unique entreprise bien de chez nous à faire dans le véhicule industriel trouve le moyen d’être absente au salon. L’on estime auprès de l’organisateur que la gamme de véhicules de la Snvi est “très connue et bien introduite” dans le marché national. Si la Snvi est effectivement connue, il y a certainement lieu de rappeler que les autres, à savoir les 33 constructeurs présents au salon, sont aussi connus et même bien plus pour certains, comme Hyundai Algérie, DAF Trucks, etc. Aussi, faire l’économie d’un salon, de surcroit organisé à moins de 10 kilomètres de son entreprise, c’est plutôt audacieux. Téméraire ! Les opportunités d’affaires qu’offre un salon spécialisé sont nombreuses. Ne serait-ce que sur le plan de la communication de prestige, si on estime qu’on a déjà fait le plein en terme de commandes. Ce qui ne semble pas être le cas de la Snvi. Au fond, avaient-ils peut-être raison de pas exposer des modèles de véhicules et engins de l’ancienne Sonacome, d’un autre âge, tels que les K66 et K120 nous rappelant le design des années 70 sous l’aire socialiste ? Ou alors seraient-ils occupés à préparer la première voiture touristique algérienne prévue pour 2014 ? On ose espérer qu’elle ne ressemblera pas à la Lada soviétique ou une Dacia délocalisée ? À l’ère du paraître, la forme compte beaucoup… même si ce n’est pas tout ! Rendez-vous au Salon 2014 !
Liberterabahlarbi3c@hotmail.com
R. L.