Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Économie / Que sait-on?

Que sait-on?

Un marché de l’automobile en roue libre !

Les voitures s’arrachaient comme des petits pains… au rabais. D’un côté on allongeait les billets et de l’autre on rallongeait les délais.

L’auto… convoitise !
Tous les salons de l’automobile dans le monde ont pour vocation première de constituer une sorte de grande et belle vitrine pour présenter au grand public et aux professionnels le dernier-né de la marque et les plus récentes innovations en matière d’automobile. C’est aussi l’occasion pour les différents concessionnaires et industriels du quatre-roues et plus de marquer leur présence dans un segment de plus en plus menacé par la concurrence. Un salon de l’auto a la vocation de garantir, sécuriser et rassurer le client sur le produit appelé à prendre la route. C’est d’ailleurs sous le slogan “Mettre fin à l’hécatombe” que l’édition 2012 a été placée. Elle a même été entièrement dédiée à la prévention et à la sécurité routière. Mais peut-on sérieusement aborder la très sensible question de sécurité, lorsqu’on sait qu’aujourd’hui encore, en 2012, l’airbag est commercialisé en option, comme un vulgaire joujou de confort ? Quand des voitures interdites de circulation à travers de nombreuses villes du monde trouvent grâce aux yeux frappés de cécité de notre réglementation ? Non, on ne peut plus faire semblant, lorsqu’on appartient à un pays tristement célèbre pour ses records de personnes tuées sur les routes. Certes, l’élément humain est pour beaucoup dans cette hécatombe routière, mais la négligence en matière de cahier des charges est aussi imputable à l’élément humain. Mal conduire ou mal se conduire, c’est kif-kif. Dans les deux cas, il y a mort d’homme !

Option hatba !
Il semble qu’en matière de réglementation, il est fait obligation à tous les véhicules acquis par les administrations (ministères, wilayas, daïras, services de sécurité, hôpitaux…) de présenter des équipements de sécurité, tels que le système de freinage ABS, les airbags et les ceintures de sécurité adaptables aux normes de sécurité dûment homologuées par l’administration des mines. Faute de quoi, la commande de véhicules ferait l’objet d’une annulation au préjudice des concessionnaires.
Ces mesures sont aujourd’hui contenues dans les cahiers des charges, et tout véhicule ne répondant pas aux normes de sécurité exigées sera soumis à expertise avant de faire l’objet d’annulation.  Mais alors pourquoi ne pas étendre toutes ces mesures draconiennes aux voitures particulières de tourisme et aux transporteurs privés, notamment pour les camions et les bus qui transportent régulièrement des milliers d’usagers dans les conditions des plus déplorables, aussi bien en matière de sécurité que de salubrité ? La loi, c’est en principe fait pour tout le monde, non ? En tout cas, à voir la nombreuse affluence des visiteurs au salon, la ruée et les bousculades au niveau des stands, on comprend que rien ne semble pouvoir freiner l’ardeur des Algériens, lorsqu’il s’agit de l’hdida. Ni la cherté ni les délais particulièrement longs n’ont réussi à décourager les adulateurs de ces belles citadines. C’est du jamais vu ! Cherté des prix, taxe conséquente pour véhicule neuf, cherté des carburants, pièces de rechange onéreuses et souvent contrefaites, rien n’a réussi à faire baisser l’engouement pour l’automobile chérie.

Détournement de véhicules  vers les souks parallèles  de l’automobile
Ce chambardement événementiel a amené l’organisateur, en l’occurrence la Safex, à envisager de faire du Salon international de l’automobile d’Alger une manifestation réservée exclusivement à l’exposition et non pas à la vente sur place. C’est du moins ce qu’avait indiqué à chaud son directeur de la promotion et de la coopération, Mouloud Slimani. En attendant, Tidjelabine et autres souks de l’automobile, annexes du salon de l’auto pour la revente, nous ouvrent grands les bras et nous vident les poches. Car tous ces acheteurs surexcités destinent purement et simplement le fruit de leur transaction au marché parallèle, en contrepartie de quelques millions de centimes de bénéfice à réaliser. Un juteux filon né des dysfonctionnements dus à la défaillance des institutions algériennes.


R. L.
Liberterabahlarbi3c@hotmail.com