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Autres / Récit de Adila Katia

Les regrets ne changent rien

10e partie

Résumé : Houria finit par demander en mariage Ibtissem. Le mariage est fixé dans quelques semaines, le temps qu’elle finisse ses examens. Les mariés se rendent à Aïn Témouchent pour leur lune de miel. Dès leur retour, Houria trouve des prétextes pour critiquer Ibtissem et sa façon de tenir la maison. à bout de patience, la jeune mariée ne se laisse pas faire. Une occasion en or offerte à Houria d’ameuter les voisins. Ibtissem prend ses affaires et retourne chez ses parents…

Il est presque deux heures quand Fethi va retrouver Ibtissem chez ses parents. Elle le trouve bien pâle et son regard est fuyant. Elle en déduit que sa belle-mère avait dû mentir bien des choses pour le mettre dans cet état. Quand il s’adresse à elle, elle sent qu’il lui en veut.
- Qu’est-ce que tu fais là ? On n’avait pas convenu de quelque chose ?, l’interroge-t-il. Dis-moi !
- Ne pas entrer dans son jeu, soupire Ibtissem. Mais elle ne s’en prend qu’à moi… Toi, t’es son fils chéri, quand tu es là, elle joue la comédie, mais une fois que tu es dehors, elle s’en prend à moi de toutes les manières possibles !
Ibtissem grimace un sourire à ses parents qui viennent de les rejoindre dans le salon. Sa mère leur sert du jus. Ibtissem prend leurs verres et s’excuse.
- On a à discuter… On va dans ma chambre !
- Il s’est passé quelque chose chez toi ?, s’inquiète son père.
- Non, rien de bien méchant !, répond-elle, juste que je me suis querellée avec ma belle-mère à propos de mes études !
- Mais je croyais que tout était clair depuis le début !, s’écrie Yamina. Elle n’a pas le droit…
- Maman, je vais discuter avec mon mari ! Inutile de te faire de la bile pour rien ! 
Quand Ibtissem se retrouve seule avec son mari, elle est surprise qu’il lui parle sur un ton sec.
- Mais qu’est-ce que tu me reproches ?, s’écrie-t-elle.
- Tu aurais pu rester à la maison… Après ce que tu as fait, tu aurais dû avoir le courage de rester, dit Fethi, blême de colère. 
Comment as-tu osé t’en prendre à ma mère ?
- Ce n’est pas une mise au point verbale qui lui fera du mal !, rétorque la jeune femme. Elle était en train de chicaner sur le déjeuner et le ménage !
- Rien que ça ! Tu as osé !, s’écrie Fethi qui ne peut plus se retenir. Mais qu’est-ce qui t’a pris ? 
- De quoi parles-tu ? Pourquoi cries-tu ? Tu ne vas pas prendre parti pour ta mère à cause d’une querelle ! Fethi, tu connais ma façon d’être ! J’ai pris sur moi durant des jours, et là, j’ai répliqué ! Je ne pouvais pas la laisser faire !
- Une querelle musclée, précise ! Tu as osé la frapper ! Mais qu’est-ce qui t’a prise ? Je ne te comprends pas ! Même si tu n’aimes pas ma mère, tu lui dois un peu de respect ! Ne serait-ce que pour moi ! 
- Frapper ta mère ? Mais je ne l’ai jamais fait !, répond Ibtissem. On s’est juste querellées ! Je te le jure !
- Comment pourrais-je te croire ? Elle a des marques sur les bras… Tu as même tenté de l’étrangler ! Son cou est encore marqué ! Tout cela prouve que tu mens !
- Je te jure ne pas l’avoir frappée ! On s’est juste querellées ! Et je suis venue pour réviser… Elle est en train de parvenir à ce qu’elle a toujours voulu ! Elle nous monte l’un contre l’autre, uniquement pour nous séparer… Son jeu est clair ! Apparemment, je connais mieux que toi ta mère ! 
- Et les marques qu’elle a, je les ai imaginées peut-être ? 
- Elle se les a faites elle-même, lui assure Ibtissem, elle en est fort capable. Que ne ferait-elle pas pour te mettre en tête que je suis mauvaise et indigne de toi ? De votre famille !
Aussi calmement qu’elle le peut, elle lui raconte tous les petits problèmes qu’elle vit en son absence. Non pas pour le monter contre sa mère mais pour qu’il soit au courant. S’il la trouve énervée en rentrant du travail, c’est parce que sa mère y aura mis le paquet durant la journée. Pour une jeune femme qui a été gâtée depuis sa naissance, sa nouvelle vie est insupportable. Elle s’acquittait de ses responsabilités comme elle le pouvait. Des responsabilités auxquelles elle n’était pas préparée. Mais elle avait fait un grand effort pour être à la hauteur. Pour ne pas décevoir son mari et pour ne pas être critiquée par sa belle-mère. Et malgré sa bonne volonté, elle n’a pas été récompensée. Il aurait suffi d’un sourire, d’un mot gentil pour que tout soit supportable.Pour bien lui faire sentir qu’elle n’est toujours pas acceptée, depuis qu’elle s’est remise à réviser, elle est toujours prête à lui chercher noise. Et cette fois, elle est allée trop loin. Ibtissem ne le dit pas à Fethi mais elle ne lui pardonnera pas. Les accusations sont trop graves. Avec un être machiavélique, l’avenir ne sera pas sans mauvaises surprises. Ibtissem devra faire comme elle et être plus rusée pour que ses pièges ne se referment pas sur elle mais sur son auteur.            

 
(À suivre) 
A. K. 


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