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Autres / Récit de Adila Katia

Les regrets ne changent rien

15e partie

Résumé : Après avoir fini ses études, Ibtissem ne reste pas longtemps au chômage. Fethi l’aide comme il peut au grand désespoir de Houria. Fella vient souvent chez eux. Houria remarque que sa belle-fille laisse souvent Fethi et Fella au salon pendant qu’elle finit son travail. Houria a des doutes et s’est mise en tête de prouver qu’Ibtissem est infidèle…

Houria n’aborde plus le sujet, faisant croire à Ibtissem que ce n’était qu’une idée émise en l’air. Juste comme ça, pour provoquer un conflit entre elle et son mari. Mais ça n’a pas marché.
Pourtant, la réalité est tout autre. Houria s’est mise à espionner sa belle-fille, allant jusqu’à louer les services d’un taxieur clandestin. Elle se rend à son lieu de travail et la surveille pendant des heures.
Plusieurs jours passent sans qu’elle ne découvre quoi que ce soit qui puisse laisser suspecter son infidélité. Houria continue tout de même à la surveiller pendant quelques semaines, puis elle est contrainte à arrêter. Elle a dépensé toutes ses économies sans avoir trouvé ce qu’elle cherche.
-Même si cela doit me prendre des années, tu seras répudiée ! Pour infidélité… Il n’y a que ça que Fethi ne te pardonnera pas !
Houria ne désespère pas. Dès qu’elle a un peu d’argent, elle se remet à la surveiller. Au bout de six mois, elle arrive enfin à déceler quelque chose d’inhabituel dans le comportement de sa belle-fille. Son emploi du temps a aussi changé. Elle sort plusieurs fois et s’absente pendant de longues demi-heures.
Comme Ibtissem part toujours en voiture, Houria ne peut pas la suivre. Une fois que le taxieur la dépose dans le quartier, il ne revient que deux heures après. Si elle le retenait, il lui coûterait les yeux de la tête.
Elle profite de l’absence de sa belle-fille pour entrer à son travail. Elle ne se présente pas à la réception, disant seulement qu’elle était une amie à sa mère, quand elle demande après elle.
-Elle est sortie, répond la réceptionniste une fois qu’elle a donné un coup de fil à la secrétaire d’Ibtissem.
-Une sortie pour son travail ou c’est personnel ?, demande Houria, priant pour que la réceptionniste ne la trouve pas curieuse.
-Cette question est déplacée el-hadja ! On ne demande pas à nos supérieurs si c’est pour le travail ou pour leurs besoins personnels !
-Oh ! Il ne faut pas mal le prendre, s’excuse Houria. C’était pour me faire une idée ! Si je pouvais l’attendre si elle ne prendra pas trop de temps !
-Elle peut rentrer dans un quart d’heure, tout comme dans une heure !, lui confie la jeune femme. Cela dépend de sa mission !
-Merci ! Je reviendrais une autre fois…
-Vous pouvez laisser un message el-hadja !
Mais Houria repart déjà. Elle ne tient pas à s’attarder sur le lieu de travail de sa belle-fille. Elle pouvait tomber sur elle. Elle ne tient pas à être surprise maintenant. Ibtissem deviendrait alors vigilante et redoublerait de prudence quand elle ira rejoindre son ami.
Ce soir-là, Houria ne dort pas une minute. Elle se demande où ont lieu les rendez-vous et surtout avec qui. Elle aimerait en toucher deux mots à son fils, mais comme elle ignore comment il prendra la chose, elle remet cela à plus tard.
Actuellement, ce qui lui était impératif, c’est de tout découvrir. Aussi quand elle sent que tout le quartier a remarqué ses va-et-vient, elle va demander de l’aide au fils d’une amie. Madjid travaille dans le même quartier qu’Ibtissem. Au début, il refuse, mais Houria insiste, tout en pleurant.
-Je veux seulement savoir !
Houria lui remet la photo de sa belle-fille et lui donne quelques renseignements pour qu’il la retrouve facilement.
-Je t’en serais très reconnaissante mon fils… N’en dis pas un mot à ta femme… Cela doit rester entre nous !
-Comment ferais-je pour vous contacter ?
-Je te verrais chaque jour, près du marchand de lait, vers dix-huit heures, dit-elle. Est-ce que cela te convient ? Madjid est d’accord. Quand il suit le lendemain Ibtissem, il se demande où cette histoire le mènera. Comme il travaille à son compte, il a une pharmacie, il n’a aucun problème pour se libérer. Ses deux employés s’occupent de tout en son absence. Il s’acquittait de cette mission par respect. Il s’ennuyait à mourir en suivant Ibtissem. Il se rend compte qu’elle bouge beaucoup. Mais que c’est seulement dans le cadre du travail. Houria est bien déçue quand il lui fait toujours le même rapport. Et elle lui demande de continuer à la surveiller.
Houria ignore que même, sans sa demande, il aurait poursuivi sa mission pour son compte personnel. Ibtissem avait éveillé son intérêt, et aussi quelque chose de très fort, même s’il voulait se persuader du contraire.


(À suivre)
A. K.


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