Scroll To Top
FLASH
  • Ligue1 (matchs disputés samedi): CRBT 1-1 NAHD; OM 2-0 JSS; CRB 0-0 CSC; USB 2-2 MCO; USMBA 0-1 PAC; MCA 2-0 JSK
  • Demi-finale retour de la ligue des champions africains: WAC 3-1 USMA (0-0 à l'aller)
  • Buts du WAC:El Karti (26′), Bencharki (54′ et 90'+3). Le but de l'USMA a été inscrit par Abdelaoui (67′)
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Autres / Récit de Adila Katia

Seconde chance

21e partie et fin

Résumé : ​Omar perd espoir. Sonia ne veut plus de lui même si elle accepte sa présence chez elle. Il en tombe malade. Sonia vient prendre de ses nouvelles et s’inquiète sur son état.

- Omar ? Omar ?
Ce dernier ne lui répond pas. Ses yeux mi-clos sont vides d’expression même lorsqu’ils rencontrent ceux de Sonia.
L’inquiétude lui serre l’estomac. Sonia se tourne vers la vieille Aldjia, celle qui aurait pu être sa belle-mère s’ils ne s’étaient pas séparés.
- Qu’a-t-il ? Depuis quand est-il dans cet état ?
- Tu le sais. Pourquoi es-tu venue le tourmenter ? Ça ne te suffisait plus de le voir souffrir jour après jour. Il faut aussi que tu le voies sur son lit de mort !
- Non !
- Si tu l’aimais ne serait-ce qu’un peu, il y aurait longtemps depuis que tu lui aurais pardonné !, lui lance la vieille mère. Tu lui aurais donné une seconde chance. S’il meurt, mets-toi en tête que c’est à cause de toi ! Tu aurais dû accepter sa demande en mariage. Omar aurait été le plus heureux des hommes !
- Je lui ai demandé un temps de réflexion, dit Sonia. Je ne pouvais pas savoir.
- Moi je l’ai toujours su ! Mais il n’a jamais voulu m’écouter ! Tu es son porte-malheur. Comment a-t-il pu être aussi aveugle ?
Sonia se refuse à l’écouter davantage. Ne se donnant plus la peine de l’interroger, elle va voir son médecin traitant et lui demande de l’accompagner.
L’examen minutieux que lui fait ce dernier l’inquiète encore plus lorsqu’il lui confie qu’il doit être vite hospitalisé.
- Mais qu’a-t-il ?
- Il est déshydraté ! Et son pouls est irrégulier. Depuis quand est-il dans cet état ?, demande-t-il à sa mère.
- Six nuits et cinq jours, répond-elle. Il veut se laisser mourir pour cette femme !
- Préparez-lui quelques affaires pour son séjour à l’hôpital, ajoute le médecin.
- Est-ce qu’il va mourir ?, s’inquiète la vieille Aldjia.
- Tout dépendra de lui. S’il se bat, il s’en sortira !
- Mais il n’a plus aucune raison de vivre !, sanglote Aldjia. Moi, je ne compte plus pour lui. Sauf elle ! Par pitié, faites quelque chose pour lui !
- La prière était aussi adressée à Sonia qui se sentait mal. Elle ne supportait pas de le voir inanimé. Elle ne veut pas que son fils ait à pleurer son père.
-Je vous en prie docteur, faites quelque chose ! Dites-moi qu’il va s’en sortir !
-Incha Allah elhadja ! Je vais vous débrouiller un véhicule pour l’emmener aux urgences !
Une heure après, Omar arrive à l’hôpital où des médecins le prennent vite en charge.
Personne ne pourra l’approcher durant deux jours. Même sa mère. Lorsqu’il sera en état de quitter la salle de réanimation, Sonia entre le voir, et bien qu’il semble dormir, elle lui parle du fond du cœur de ses regrets, de ses projets d’avenir dont il ignorait tout. Il fait partie de ces projets.
Dès qu’ils remarquent une amélioration, ils l’autorisent à rester à son chevet.
Désormais, Omar a repris connaissance et aussi le goût à la vie en découvrant Sonia et sa mère près de lui.
- J’ai souvent rêvé que tu me parlais d’un avenir commun, lui confie-t-il. J’étais si heureux !
- C’est dans mes projets Omar. Même si je t’en voulais à mort, je t’aimais encore ! Je voulais que tu souffres autant que j’ai souffert de notre séparation ! Il ne m’a pas été facile d’aimer mon mari. C’était un mariage arrangé et je lui étais reconnaissante de nous avoir permis de vivre dignement dans la sécurité totale ! Il a été un bon père pour ton fils ! J’ai eu de la chance ! J’en ai conscience !
-Donne-moi la chance de me
rattraper ! Je ne te promets pas de t’emmener sur la lune, mais tu seras ma reine ! Notre fils a le droit de s’épanouir en présence de ses parents, dans un foyer où il y aura de l’amour ! Quand il sera en âge de comprendre, on lui racontera la vérité ! Je suis son père et je suis si fier de lui !
-Il sait que tu l’aimes comme un père ! Depuis le début.
Sa main dans la sienne, son regard chaleureux le rassure et lui réchauffe le cœur. Omar ne peut que guérir en sa compagnie. Aldjia s’éclipse, émue jusqu’aux larmes. Allah a entendu ses prières. Si elle n’avait pas porté en son cœur Sonia, c’est parce que depuis le début, elle était la cause de l’éloignement de son fils, et aussi de son malheur. Maintenant que le regard de Omar brillait d’amour et d’espoir, tout ressentiment a disparu de son cœur. Sonia allait devenir sa belle-fille. Elle se promettait de faire une fête grandiose que personne n’oubliera au village. Elle reste près de la porte et les écoute parler.
-Omar pardon, j’ai été dure avec toi ! J’ignore que tu tenais vraiment à nous, à moi à ce point, dit Sonia. Hamdoullah, maintenant tu vas mieux ! Tout ira mieux pour nous quatre maintenant ! Tu as donné une de ces frayeurs à ta mère ! Tu n’aurais pas
dû !, le gronde-t-elle.
- Face au bonheur que j’avais perdu, j’étais prêt à tout pour abréger mes souffrances ! La vie n’avait plus de sens.
- Mais ce n’est pas arrivé ! Je suis là. Dès que tu sortiras de l’hôpital, on se mariera, comme le veulent Wahid et ta mère !, promet Sonia.
Et c’est ce qu’ils firent en présence de leur famille et de leurs amis. Ils clouèrent ainsi le bec aux gens qui commençaient à médire sur le compte de la jeune femme.
Elle venait de donner une seconde chance à Omar et il était prêt à tout pour se rattraper. Il n’était pas uniquement question d’eux, mais aussi de Wahid et de Nna Aldjia qui pouvait enfin vivre de paisibles jours en leur compagnie. Le bonheur se lisait sur leur visage et on pouvait entendre leurs rires au-delà des murs.


Fin
A. K.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER
Commentaires
1 réactions
Elodorah le 16/06/2016 à 22h26

Le bonheur ne tient qu'a un fil très mince Tout peut basculer du jour au lendemain le pardon des erreurs sont difficiles il faut apprendre malheureusement à vivre avec pour le pire ou le meilleur pour cette nouvelle des années sont passées! quel gachi pour une tentation superflu l'individu passe à coté d'un bonheur absolu MERCI ADILA MERCI Merci de nous faire connaitre toutes ses histoires passionnantes et trepidantes A très bientot

Commentaires
1 réactions