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Autres / Récit de Adila Katia

Maria

25e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

3e chapitre  : Nouveau départ

Résumé : Fifi la surprend par une proposition qui est loin de l’enchanter mais sa situation ne lui laisse pas le choix. Maria qui ne veut pas retourner chez son beau-père ni être coincée par la police se voit forcée d’accepter, même si elle sait que ce milieu n’est pas fait pour les filles comme elle.

Fifi vient plus tôt que prévu. Maria l’invite à entrer.
- J’entre juste pour t’aider à porter tes affaires ! Ne tardons pas ici.
Soussou qui a entendu parler sort de sa chambre, suivie de Djaâfar. Elle remarque l’élégance de Fifi et les nombreux bijoux qu’elle porte. Quand elle sort avec le premier carton, Soussou ne peut s’empêcher de saisir Maria par le bras.
- Qui c’est ?
- Une amie.
- Écoute, elle ne me plaît pas !, lâche la colocataire. Je ne sais pas pourquoi mais elle ne m’inspire pas confiance ! Reste ! On trouvera une autre solution ! Ne fais pas l’erreur de partir avec des inconnus ! Ne gâche pas ta vie !
- Lorsque tu m’as demandé de partir, tu ne t’en es pas souciée !, rétorque Maria.
- Franchement, je regrette ! Reste.
- Garde tes regrets et tes conseils ! Je ne passerai pas une seule nuit de plus ici !
- On respirera mieux sans toi !, dit Djaâfar. Bon vent !
Soussou lui donne un coup de coude pour qu’il se taise. Mais quoi qu’elle dise, Maria n’allait pas rester. Elle tente encore de la raisonner mais Maria lui en voulait trop pour l’écouter. Fifi ne tarde pas à revenir, et cette fois elles descendent ensemble.
Soussou qui regardait dehors peut les voir monter dans une voiture rouge. Un homme était au volant. Il ne tarde pas à démarrer pour les emmener dans un quartier loin de Rouiba.
- On va où ?, demande Maria.
- À Hydra.
Plus tard, lorsqu’ils se garent devant le portail d’une belle maison, celui-ci s’ouvre après qu’il eut tapé un code de sécurité. Elle est impressionnée. Il y a un magnifique jardin éclairé par de petites lanternes.
- On est chez toi ?, demande-t-elle à Fifi, alors qu’elles entraient dans un hall si grand qu’il pourrait servir de salon. C’est un palais !, s’écrie-t-elle, oubliant ses peurs. Je vais rester ici ?
- Oui, jusqu’à ce que Samia parte ! Tu peux te considérer chez toi !
- Merci !
Fifi la précède à la chambre qu’elle lui a préparée. Il y a une belle chambre à coucher et un grand téléviseur. La chambre a aussi sa propre salle de bain. Maria n’en revient pas.
- Tu te mets à l’aise. S’il te faut quoi que ce soit, tu m’appelles ! Il y a des produits de beauté dans les tiroirs. Fais-toi plaisir !
- Oh merci.
- À partir de maintenant, tu n’as plus à faire le ménage pour te faire de l’argent ! Tu as tous les atouts qu’il faut pour rendre dingues les hommes !
Maria rougit jusqu’à la racine des cheveux. Le terme que Fifi a employé lui a donné la chair de poule.
- Tu es belle, jeune, innocente aussi ! Je vais m’occuper de toi ! Je vais te transformer en princesse !, promet Fifi. Demain, on va faire les boutiques ! Je vais te gâter !
- Je n’ai pas d’argent.
- Oh ne t’inquiète pas ! Tu me rembourseras plus tard. Bon, je te laisse t’installer. Je te souhaite une bonne nuit. On se voit demain matin !
- Bonne nuit !
Maria range ses affaires puis se met au lit mais elle ne parvient pas à dormir. Elle a l’impression de rêver. Elle se voit dans cette chambre, dans ce grand lit. Elle revoit sa vie défiler comme un film. Mais la fin, elle ne la connaît pas.
Elle finit par s’endormir au petit matin. C’est Fifi qui vient la réveiller. Elle s’assoit sur le bord du lit et parle de ce qu’elles allaient faire de la journée, pour qu’elle devienne une princesse. Elle lui parle des rendez-vous galants qu’elle allait lui organiser. Elle lui explique des choses et d’autres, la conseille aussi. Maria s’en serait bien passée. Elle aurait voulu commencer la journée autrement mais Fifi poursuivait :
- Ne t’inquiète pas. Je me charge de te trouver quelqu’un de beau. N’aies pas peur ! Tout se passera bien.
Maria verse des larmes.
- J’ai toujours cru que je me marierai comme toutes les filles et que ma nuit de noces...
- Chut ! Un mari ou un autre. L’essentiel est que tout se passe bien ! J’y veillerai en personne ! En attendant, je dois te préparer ! Tu as tellement de choses à apprendre !

(À suivre)  A. K.


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