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Autres / Récit de Adila Katia

‘‘L’erreur...’’

3er partie

Résumé : Warda insiste sur Masilva pour partir en vacances, elle lui propose même de lui prêter sa voiture et de l’accompagner par la même occasion. Tout en discutant avec Warda, Masilva lui avoue avoir un ami qui vit en Belgique.

Le lendemain, elle put obtenir sans aucune difficulté un congé de deux semaines. Elle aurait pu avoir tout un mois mais elle projetait de se rendre en Tunisie, l’été prochain. Sa cousine décida de l’accompagner.
Masilva prépara un petit sac de voyage et profita de la fin de la journée pour sortir acheter des cadeaux. Même Warda en avait préparé pour ses parents.
- C’est trop de ta part, lui dit-elle.
- Non, c’est avec plaisir, répliqua Warda. J’ai hâte d’être là-bas. Ils me manquent.
Le fait de partir uniquement avec sa cousine donnait un goût d’aventure à leurs vacances à la campagne.
Seulement au petit matin, son père se trouva mal. Il lui demanda de rester.
- Maman prendra soin de toi, lui dit-elle, tenant à ce voyage.
Mais son père avait secoué la tête.
- Tu resteras parce que j’ai besoin de toi à la boutique. Quelqu’un doit garder un œil sur les employés, dit-il. Tu es la seule en qui je peux avoir confiance !
- C’est la première fois que tu vas me confier cette tâche, remarqua-t-elle.
- Il est temps que tu deviennes responsable, répliqua son père. Tu es mon unique enfant et je pense que tu es capable de gérer la boutique en mon absence ! Je ne serai pas éternel.
- Tu m’en demandes trop, lui dit-elle doucement, elle qui avait préféré abandonner les études parce que les mathématiques lui avaient toujours posé de graves problèmes. Tu devrais confier cette tâche à quelqu’un d’autre ! Je ne crois pas être à la hauteur !
- Je sais que tu peux l’être, rétorqua son père, lui donnant plus d’assurance. Avec le temps, tu comprendras tout.
- J’essayerai de ne pas te décevoir, lui promit-elle, le cœur serré, devinant que son père était certain qu’elle ne se mariera jamais et qu’il lui fallait un travail pour l’occuper et lui assurer une entrée d’argent.
Certes, il pourrait le demander à Masilva de le faire, mais il connaissait la jalousie légendaire de sa fille, et c’était pour qu’elle comprenne qu’elle pouvait être indépendante et assurer l’avenir de son commerce lorsqu’il voudra se retirer.
Masilva était là lorsque son oncle avait proposé à sa fille d’être plus alerte. Quand elles se retrouvèrent seules dans la cuisine, elle en profita pour l’encourager.
- Ce n’est pas aussi difficile que tu ne le crois. En restant à ses côtés à l’observer, en le consultant, tu prendras la relève avec sa même méthode de travail.
- Je le ferai puisqu’il me l’a demandé, réplique Warda. Je ne m’ennuierai plus. Cela va me changer et même donner un nouveau cours à ma vie !
- Oui, reconnaît Masilva. Et tu te feras de nouveaux amis !
- Au lieu de parler esthétique et coiffure, nous parlerons affaires et argent comptant !
La sonnerie de son portable les interrompt. Masilva s’empresse d’aller répondre. Ce n’était pas son ami Djamel mais une amie. Pour être à l’aise, elle se rend dans sa chambre. Mais Warda la suit. Elle reste à écouter leur conversation. Il n’y avait rien de personnel. Son amie avait besoin de conseils dans le cadre du travail.
Quand elle a raccroché, sa cousine lui demande :
- Comment feras-tu lorsque tu seras en vacances ? Tu ne peux pas prendre ton téléphone. Les appels risquent de te gêner. Tes parents et tes oncles vont se poser des questions ! Et si tu l’éteins, tes amies et ton petit ami risquent de s’inquiéter !
- Ils pourront se passer de mes nouvelles, le temps des vacances !
- Si tu es d’accord, tu n’as qu’à laisser ton portable et je répondrai pour toi, propose Warda. Comme ça, ils ne s’inquiéteront pas, et à ton retour, je te mettrai au courant. Qui a appelé, etc.
Masilva qui avait déjà été confrontée à ce problème réfléchit à la proposition. Lors de sa dernière visite à sa famille, elle s’était rendu compte qu’il n’y avait pas de réseau dans leur région. Elle avait raté de nombreux appels.
Elle décide d’accepter. Sa cousine faisait des efforts pour lui être agréable et être son amie. Pourquoi refuser ? Sa vie serait plus facile à vivre avec son amitié.


(À suivre)
ADILA K.


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