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Autres / Récit de Adila Katia

Les regrets ne changent rien

43e partie

Résumé : Les propos de Fella jettent un froid entre elles. Fella trouve que ce malheur allait lui simplifier la vie. Ibtissem quitte son oncle en larmes. Il lui rappelle qu’elle sera toujours la bienvenue. Elle s’installe au même hôtel que Fella. Celle-ci lui conseille de s’engager dans une vengeance qui n’apportera rien de bon dans sa vie et de tourner la page afin d’aller de l’avant. Ibtissem ne l’entend pas de cette oreille.

Comme convenu, Madjid retrouve Ibtissem dans un salon familial. Elle a commandé du thé et des gâteaux orientaux.
Elle ne se lève pas et se contente de tendre la joue.
- Bonjour, dit-il. Apparemment, tu es en manque de sucre. Ta journée a été épuisante ?
- On peut le dire, répond-elle avant de soupirer. La reprise est difficile, mais je n’avais pas le choix.
Madjid la regarde engloutir un
gâteau.
- Je vois que tu vas mieux, remarque-t-il. Tu n’as plus de nausées ? Tu ne vomis plus ?
- Non, grâce à toi, je vais mieux. Tu aurais pu être médecin ! plaisante-t-elle. En tout cas, je vais bien. Le bébé aussi. Il s’accroche. C’est un dur à cuire comme moi !
- C’est bien ! Heureux de savoir que vous allez bien !
Un serveur vient prendre la commande de Madjid qui se contentera d’un café.
- As-tu trouvé un appartement ? l’interroge-t-elle.
- Non, ceux que j’ai visités sont trop grands et inaccessibles ! Je ne pourrais pas m’en sortir financièrement ! Ils demandent de payer un an ou deux, de l’impossible ! lâche-t-il. Ma chère Ibtissem, faudra patienter. Où loges-tu actuellement ?
- Dans un hôtel très discret. Où on ne peut pas recevoir d’hommes. Et pour te voir, il nous faut un endroit à nous ! Même un petit studio fera l’affaire, ajoute-t-elle.
On l’aménagera de sorte à ce qu’il devienne un petit coin de paradis ! On y vivra heureux.
- Toi, peut-être, mais moi, je ne serai jamais heureux sans mes
enfants !
- Tu pourras les voir de temps à autre, dit-elle en le regardant dans les yeux. Je ne suis pas si égoïste que ça ! Tu seras présent pour mon enfant et les tiens quand il le faudra !
- Trop généreuse, ironise-t-il. Vraiment Ibtissem, tu penses pouvoir m’enchaîner combien de temps ? Ce sera pareil à la prison.
- Pourtant, il y a quelques mois, tu disais que tu ferais tout pour moi ! N’est-ce pas à cause de toi que j’ai tout perdu ! Mon mari, ma mère, mon foyer. Tu sais que mon père me préfère morte et enterrée, moi l’unique enfant qu’il ait eu ?
Tout ça par ta faute.
Madjid baisse les yeux.
- J’ignorais que ça irait aussi loin. Je le regrette sincèrement, dit-il. J’avais agi sous la colère et la jalousie !
- Tu étais en colère parce que je voulais rompre, et jaloux que je choisisse mon mari. Aujourd’hui, me voilà à toi ! Et toi, à moi. Je pense que je pourrais te pardonner tous tes actes si on finit ensemble notre vie !
- Je te jure que j’ignorais que ça irait aussi loin ! Je ne voulais pas détruire ta vie.
Les yeux d’Ibtissem brillent de larmes. “Il ne voulait pas”, mais c’est arrivé. Elle a tout perdu. Quoi qu’elle fasse, elle ne pourra pas récupérer son foyer, retrouver sa mère et son mari, partis brusquement, le cœur peiné. À cause d’elle et de tous ces actes irréfléchis.
- Oui. Je veux bien te croire. Mais moi, j’ai payé cher mes erreurs ! Tandis que toi, tu as encore tout. J’ai besoin de toi pour aller de l’avant. Si tu as éprouvé des sentiments pour moi, peut-être que la flamme s’allumera de nouveau entre nous !
Madjid ne répond pas. Il n’éprouve plus de sentiments pour elle, et il ne peut pas s’imaginer finir sa vie avec elle. En plus d’être rancunière, il y a cette violence en elle. Il en porte les marques sur les joues. S’il accepte de vivre avec elle, il devra vivre en surveillant ses arrières. Il réalise qu’il ne s’en sent pas capable.


(À suivre)
A. K.


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