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Autres / Récit de Adila Katia

Les regrets ne changent rien

52e partie

Résumé : Fella n’en revient pas qu’Ibtissem soit partie. Elle ne voulait plus de son amitié parce qu’elle a été franche avec elle. À la pause déjeuner, elle se rend chez son père, et celui-ci ne cache pas qu’il aurait préféré qu’elle soit morte. Fella ne baisse pas les bras. Elle se rend chez la belle-mère pour avoir le numéro de Madjid. Elle appelle la pharmacie. Madjid n’est pas revenu de son déjeuner…

Fella se rappelle qu’ils avaient prévu de déjeuner ensemble. Mais où ? Elle ne peut pas faire le tour des restaurants et des gargotes. En regardant sa montre, elle constate que son temps de pause déjeuner est dépassé. Elle se presse de retourner à son travail. Elle ne peut pas se permettre des retards alors qu’elle est nouvelle. D’ailleurs, elle n’aura plus un moment de libre jusqu’à dix-sept heures. Elle voit avec soulagement ses collègues fermer leurs bureaux et fait de même. Une fois dehors, elle se rend compte qu’elle meurt de faim. Elle se dirige vers un salon de thé et y prend un copieux goûter. Elle se sent mieux après s’être rassasiée.
Elle rentre à l’hôtel, se change et ressort. Elle va rappeler Madjid à la pharmacie. Madjid n’est pas revenu. Elle demande l’adresse et s’y rend en taxi.
La pharmacie reste ouverte jusqu’à vingt heures. Un des employés de Madjid l’accueille avec un sourire.
-Bonsoir !
-Bonsoir, répond-elle. J’ai appelé tout à l’heure. Je voulais voir Madjid mais, apparemment, il n’est pas revenu, conclut-elle. Avez-vous essayé de le joindre chez lui ?
-Non. Cela lui arrive souvent de prendre l’après-midi, sans prévenir, répond-il.
-Essayez de le joindre chez lui, insiste-t-elle. Je voudrais m’assurer qu’il est bien rentré !
-Non, je ne peux pas. Je ne voudrais pas inquiéter sa famille s’il est occupé à l’extérieur. Pourquoi demandez-vous après lui ? Pourquoi êtes-vous inquiète ?
La jeune femme hausse les épaules puis se décide à dire la vérité.
-Il a fréquenté mon amie et je sais que cela se passe mal ces derniers temps, dit-elle. Mon amie aussi n’est pas joignable… Je m’inquiète !
L’employé a un petit sourire et se penche, pour chuchoter :
-Vous ne devriez pas vous inquiéter pour eux ! Sûrement qu’ils sont ensemble et passent du bon temps ! Vous avez compris ?
-Hum… je ne crois pas. Ils ne sont plus… amis-amis, insiste Fella. Puis-je avoir son adresse ou son numéro personnel ?
-Non, non… Revenez demain, peut-être que vous le trouverez ?
Fella comprend qu’il ne veuille pas s’attirer des ennuis. Elle quitte la pharmacie. Elle appelle son ami Ouahab et lui propose de se retrouver. Il sent qu’elle n’est pas bien.
-Tu es souffrante ? Tu as des problèmes au travail ?
-Non, non… J’ai besoin de me confier, dit-elle. Je suis angoissée ! Je ne sais pas quoi faire !
-On se retrouve au restaurant, celui où on allait avant. Ça fait longtemps qu’on n’a pas dîné ensemble, remarque-t-il. Je te rejoins dans une demi-heure !
Fella s’y rend en taxi. Au restaurant, la majorité des tables étaient réservées pour une entreprise privée. À part ça, elle était la seule femme non accompagnée. Elle prend place près de la baie vitrée donnant sur l’entrée. Elle espère voir Ouahab arriver tout de suite mais ce n’est pas le cas.
Elle a le temps de commander une limonade en attendant son arrivée. Elle sort un bloc-notes de son sac à main et se met à dessiner des lapins. Elle a envie d’oublier Ibtissem, leur amitié brisée, l’absence de Madjid. Elle s’inquiète…
-Arrête de gribouiller, on ne voit plus tes lapins !
Fella pose son stylo avec soulagement et se lève pour faire la bise à Ouahab. Il a apporté un bouquet de roses. Elle les hume avec plaisir.
-Il y en a sept, compte-t-elle en haussant les sourcils. Ne me dis pas que c’est…
-Sept ans d’amour, oui, pour chacune des années passées en ta compagnie ! dit-il. Je t’aime Fella. Je voudrais finir ma vie avec toi ! Veux-tu m’épouser ?
-Ouahab, tu me prends de cours ! Je ne m’y attendais pas ! Je broie du noir depuis que j’ai vexé Ibtissem, lui confie-t-elle presqu’en larmes. J’ai peur que notre histoire d’amour finisse comme celle d’Ibtissem et de Fethi ! Ouahab, il faut que tu m’aides à la retrouver !


                      (À suivre)
A. K.


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