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Autres / Récit de Adila Katia

Les regrets ne changent rien

60e partie

Résumé : Lors du dîner, son oncle met la radio où est diffusée une émission où les auditeurs débattent des confessions d’une meurtrière qui ne trouvait plus le repos depuis qu’elle avait empoisonné son mari. Ibtissem se sent mal. Ce soir-là, elle rêve de sa mère…

Ibtissem tremble, effrayée par la colère de sa mère. Dans son rêve, elle a conscience qu’elle est morte et ne peut pas savoir qu’elle a mal agi.
“Mais qu’est-ce qui t’a pris ? Tu es folle ? Ça ne tourne pas rond dans ta tête ? Pourquoi t’en es-tu prise à lui ? Ça ne suffisait pas de fauter ? De perdre ton mari ? Tu me déçois comme jamais ! J’ai honte… Heureusement que je ne suis plus de ce monde pour être de nouveau humiliée !”
-Je ne voulais pas maman. J’ignore ce qui m’a pris ! Je ne suis pas une criminelle !
“Tu es mauvaise ! Tu as un mauvais fond ! Depuis que tu es petite, tu t’attires des problèmes ! Là, s’il meurt, tu iras droit en prison et personne ne te rendra visite ! Tu détruis tout ce que tu approches !”
-Non, non. Je ne voulais pas… Il s’est foutu de moi ! Il me prend pour une folle !
“Mais c’est vrai ! Tu étais folle de croire que tu pouvais faire ta vie avec lui ! C’était de la folie de s’en prendre à lui alors qu’il allait te soigner ! Tu n’échapperas pas à la justice des hommes et celle d’Allah ! Tu brûleras en Enfer ! Maudis sois le jour où tu es née ! Hamdoullah, je ne suis plus de ce monde pour assister à ton procès et à ta condamnation ! Ibtissem, sois maudite ! Sois maudite !”
-Non ! Non ! Je ne voulais pas tuer Madjid ! Non !
“Tu vas le payer très cher ! Criminelle ! Je voudrais que tu ne sois pas ma fille !”
-Non !
Quand elle voit sa mère fermer les poings et se jeter sur elle pour la frapper, elle tente de s’enfuir mais elle se trouve dans une impasse. Les coups tombent sur sa tête et ses épaules. Ibtissem tente de se protéger le visage en gardant les bras levés. Mais sa mère réussit à l’amocher aux joues, y plantant ces ongles. Elle crie de douleur.
-Ibtissem ! Ibtissem ! Réveille-toi ! N’aie pas peur ! C’est un cauchemar !
Makhlouf la secoue plusieurs fois et fermement pour la tirer de ce cauchemar. Quand elle ouvre les yeux et voit son oncle, mort d’inquiétude, elle regarde autour d’elle, cherchant sa mère.
-C’était un cauchemar ! C’était si réel, murmure-t-elle, se découvrant en sueur et en larmes. Oh khali… J’ai eu si peur !
Elle porte les mains à ses joues et les touche avant de regarder ses doigts. Il n’y a pas de sang. C’était réellement un cauchemar.
Makhlouf la regarde avec des questions dans le regard.
-J’ai cru que tu ne te réveillerais pas ! Tes cris m’ont affolé ! Qui est Madjid ? Pourquoi criais-tu que tu ne voulais pas le tuer ?
Ibtissem ramène ses jambes à sa poitrine et pleure, baissant le regard, ne voulant pas qu’il voit les tourments qui l’habitent. Car même réveillée, elle voit encore sa mère. Ces cris résonnent encore en son cœur qui continue à battre si fort qu’elle a du mal à respirer.
-C’est quoi ces cauchemars ? Qu’as-tu fait de mal ? Ta conscience ne te laisse pas tranquille ? Parle-moi !, la prie l’oncle en s’asseyant sur le bord du lit alors qu’elle se met à sangloter comme une petite fille effrayée. N’aie pas peur ! Tu peux te confier à moi ! Tu ne risques rien…
-C’était maman, confie-t-elle. Elle criait ! Elle était furieuse ! Elle me frappait…
Makhlouf lui prend la main et la serre avant de repousser les cheveux qui lui tombent sur le visage, comme un voile. Il veut voir ses yeux mais elle les garde baissés. Il peut juste voir ses larmes.
- Si elle te tourmente dans ton sommeil, c’est qu’elle est troublée ! Elle n’est pas en paix ! Tout comme toi…

 (À suivre)
A. K.


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