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Autres / Récit de Adila Katia

L’inaccessible

80e partie

Résumé : Yahia et Dalila se rendent chez Maria. Ils ont le temps d’éclaircir les choses. Il lui en veut de ne pas lui avoir dit qu’il avait un fils. Maria leur a menti. Ces mensonges ont eu raison de sa santé. Il lui rappelle qu’il avait tenté de reprendre avec elle mais qu’elle le fuyait. Dalila ne peut pas expliquer les raisons de son amie. Elle sait seulement que si Salem ne lui revient pas, elle risque de mourir de peine…

Yahia est tout aussi bouleversé que Salem. Ses yeux bleus brillent de larmes contenues. Tout comme son fils, il se sent trahi et trompé.
- Qu’est-ce qu’elle nous a fait ? s’écrie le jeune homme. En plus de me priver d’un père, elle m’a privé d’un nom ! Je voulais me rendre à ta tombe mais elle refusait… Je comprends pourquoi elle était mal à chaque fois que je lui parlais de toi !
- Elle a failli mourir ce matin, dit Dalila. Si on est venus, c’est pour que tu viennes avec nous ! Elle a besoin de toi !
- Tu dis ça pour que je vienne ! La mauvaise graine ne meurt jamais ! Si elle vous a envoyés pour plaider sa cause, vous pouvez partir ! Vous perdez votre temps !
Ce n’est plus ma mère ! Pour moi, elle est morte à l’instant où toi, mon cher papa mort dans un accident, dit-il en se tournant vers Yahia, tu es revenu à la vie !
- Ne dis pas de bêtises ! Elle pensait bien faire !
- Oui, en me privant d’un père, d’un nom ! Grâce à elle, je n’ai pas grandi comme les autres garçons de mon âge !
- Tu as eu une meilleure vie ! intervient Yahia. Elle t’aime plus que tout, il suffit de voir le jeune homme que tu es pour savoir qu’elle t’a donné la meilleure éducation possible !
Tu es en bonne santé, studieux… En voyant ta chambre et tout ce qu’elle a mis à ta disposition, on constate qu’elle n’a pas lésiné sur les moyens pour que tu ne manques de rien !
- Mais tout ça, l’interrompt Salem, ça ne remplace pas une famille ! Pourquoi elle nous a fait ça ?
Yahia hausse les épaules puis se lève.
- Si elle se rétablit, elle pourra nous expliquer, mais si on la laisse maintenant, elle risque de mourir ! Tu es sa force ! Son remède, ajoute-t-il. Tu ne peux pas l’abandonner maintenant !
- Et pourquoi pas ? Je vous dis qu’elle peut crever !
Yahia le surprend en s’approchant de lui et en se mettant à le secouer.
- Grandis un peu ! Arrête de dire des bêtises ! Si elle meurt, tu le regretteras toute ta vie ! Prends ta clef et suis-nous !
- Tu peux toujours rêver !
Yahia le force à se lever.
- Apparemment tu ne sais pas qu’un père peut corriger son rejeton ! Allez, dépêche-toi ! Elle a besoin de toi ! Suis nos conseils et viens !
La sonnerie de son portable retentit. Il décroche rapidement.
- Oui, on arrive, répond-il avant de raccrocher. Elle va mal…
- Vous dites ça juste pour que je vienne !
- Je ne t’y forcerais pas ! Tu es têtu et ingrat ! Tu n’es pas digne d’être son fils… Partons Dalila ! On ne doit pas la laisser seule !

 ****
 L’infirmière qui avait joint Yahia ignorait qu’ils étaient déjà venus à son chevet. Elle avait paniqué en voyant l’état de Maria. Elle ignorait qu’ils étaient déjà venus à son chevet. Dalila est soulagée en constatant que son état n’avait pas empiré durant leur absence. Maria dort. Yahia reste près d’elle. Il prend doucement sa main.
- Elle est si belle ! On dirait que le temps n’a pas eu d’effet sur sa jeunesse ! remarque-t-il. J’aurais aimé qu’on ne se soit jamais séparés ! On aurait élevé notre fils ensemble ! Elle a fait une erreur terrible ! Il ne lui pardonnera jamais…
- Il faut lui laisser du temps, dit Dalila. Le temps d’accepter la vérité et de revenir aux sentiments qui les ont unis toutes ces années !
Elle l’espère de tout cœur. La journée passe. Salem n’est pas venu. Yahia et Dalila finissent par rentrer chez eux. Tous deux ont pris le numéro du service de neurologie pour pouvoir prendre des nouvelles plus tard. Le neurologue se rend souvent au chevet de Maria. Le soir venu, sa tension monte encore. Pourtant, elle semble plus calme. Elle est surprise et éblouie par la lumière qu’elle voit sur sa droite. Elle remarque la présence de sa mère qu’elle n’a pas vue depuis des années...


(À suivre)
A. K.


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