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Autres / Récit de Adila Katia

L’inaccessible

96e partie

Résumé : Majda voit bien qu’il est revenu à contre- cœur. Ils parlent de Salem, du gentil garçon qu’il est. Majda n’est pas surprise que Maria tente de le récupérer. Yahia lui apprend qu’il devra divorcer avant. C’était la condition de Maria…

- As-tu pensé à notre fille ? À nous ?
Yahia hausse les épaules et se mord la lèvre avant de répondre.
-Je serais toujours là, pour vous, dit-il. Je dois corriger les erreurs du passé ! Il ne s’agit pas que de moi et de Maria ! Salem n’a jamais eu de père, de grand-père, dans sa vie !
-Ce n’est pas de ta faute ! Elle aurait dû y penser avant !
Elle t’a fait un fils dans le dos, pour te récupérer un jour ! Elle savait que vous vous retrouveriez un jour ou l’autre !
-Elle a déménagé plusieurs fois, pour que cela n’arrive pas ! Tu oublies qu’elle a dit à Salem que j’étais mort et enterré au Maroc !
-Oui ! Que des mensonges pour l’amener à chercher la vérité ! Aujourd’hui, la vérité, elle est en train de nous séparer ! Je te préviens, si tu as décidé de te séparer de nous, tu ne nous reverras plus ! Moi et Afef on retournera à Tunis !
-Tu ne peux pas parler pour notre fille, réplique Yahia. Elle a dix-huit ans ! Elle peut décider elle-même !
Majda s’est levée et elle se met à crier sa colère.
-Tu n’es qu’un traître ! Tu nous as ramenées ici, pour la retrouver ! Heggar ! Gheddar !
- Arrête de crier ! Tu vas réveiller Afef !
-Oh qu’elle se réveille ! Que les voisins se réveillent et qu’ils sachent quel homme tu es ! Sors ! Pars d’ici sinon je ne réponds plus de moi !
-Calme-toi ! On est juste en train de discuter !
Mais Majda est furieuse.
Elle se jette sur lui et le griffe au visage. Elle le frappe avec ce qu’elle trouve à portée de main.
Yahia doit employer la force, pour maîtriser la furie qu’elle est devenue. Il la secoue plusieurs fois.
-Je vais te tuer ! Salaud ! Je vais t’étriper !
-Arrête ! ça t’avancera à quoi de me tuer ? Tu iras en prison et ta fille se retrouvera seule ! Peut-être que Maria la gardera près d’elle !
Majda se débat et tente encore de le griffer, pointant ses doigts vers ses yeux.
-Tu pourrais me les arracher que je ne verrais qu’elle ! Alors, calme-toi ! Ce n’est pas en te bagarrant avec moi que je vais prendre peur et rester avec toi !
-Pars d’ici ! Je ne veux plus te voir ici ! Ne t’approche plus de ma fille !
-Tu ne devrais pas me pousser vers la sortie, l’avertit Yahia. Tu risques de ne plus me revoir !
-Pars ! Que la mort t’emporte !
Comme elle a arrêté de se débattre, il la relâche et sort du salon. Il tombe sur Afef dans le couloir, réveillée par leur cris.
-Mais qu’est ce qui t’est arrivé ? Tu saignes s’écrie-t-elle en allant vers lui. Papa, viens à la salle de bains ! Je vais te nettoyer !
Yahia porte la main, à sa tempe, à sa joue et voit le sang.
-Des égratignures ! Rien de méchant ! Retourne te coucher ! Je vais me débrouiller seul !
-Mais pourquoi vous êtes-vous bagarrés ? Man, pourquoi ?, interroge-t-elle Majda qui les a rejoints. Mais t’es devenue folle !
-Il veut partir avec l’autre !
-C’est vrai papa ?
-Afef, on en discutera demain ! Là, je suis crevé ! Je vais me coucher !
Majda va à la porte d’entrée qu’elle ouvre bien grand.
- Allah yessahel ! Pars et ne reviens plus !
-Man mais qu’est-ce qui te prend ? T’as vu l’heure ?
-Oui, il est temps qu’il parte s’il ne veut pas mourir dans son sommeil !
Yahia serre sa fille, dans ses bras, lui promettant de l’appeler.
Il prend sa veste, les clefs de sa voiture et sort de chez lui. Il va à sa voiture et démarre.
Il roule toute la nuit, à travers Alger. À l’aube, il se retrouve dans le quartier de Maria. Il se gare non loin de chez elle. Il se regarde dans le rétroviseur et porte la main à ses blessures. Il se demande si elle acceptera de le soigner. Il a remarqué de la lumière chez elle. Il descend de la voiture et marche vers l’entrée du bâtiment. Il entend le bip de la messagerie. Maria vient de réceptionner son texto…


(À suivre)
A. K.

 


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