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Autres / Récit de Adila Katia

5e partie

Denia - La vie…

Résumé : Selma était dépassée par les évènements. Quelques jours après les examens du bac, ils étaient mariés, mais sa belle-famille fera tout pour que leur union soit un échec. Selma en avait vu de toutes les couleurs. Elle se sentait seule et abandonnée…

Le gynécologue avait dû pratiquer une césarienne. Selma en avait beaucoup souffert. Mais le plus pénible était qu’à son réveil, il n’y avait personne. Sa mère n’avait pas été informée des dernières complications. Lyès était à la fac, et il n’y avait pas de numéro où le joindre.
Selma se rappelle qu’elle entendait le bébé pleurer et qu’elle pleurait de douleur. Elle ne pouvait pas quitter son lit. Les infirmières étaient trop occupées pour le lui ramener.
Lorsque sa belle-mère et ses belles-sœurs étaient venues les voir, elles n’avaient apporté ni vêtement ni repas pour elle. Une des infirmières avait tenté de la raisonner, lui rappelant qu’elle était trop faible pour le tenir et s’étonnait qu’il n’y ait personne à son chevet. Ce fut elle qui appela sa mère pour lui apprendre la nouvelle. Sa mère était venue, trop heureuse d’avoir un petit-fils.
Selma se rappelle avoir décidé ce jour-là de partir chez sa mère. Elle était aussi décidée à demander à Lyès de choisir entre elle et sa famille.
-Mais l’appartement est au nom du père de Lyès. Je croyais bien faire ! Tout ce qui comptait, c’était que l’enfant ne soit pas illégitime !
-À cause de toi, je n’ai pas où aller ! Même toi, tu n’es pas à l’abri ! On offrira une belle image, une mère et sa fille SDF.
Selma lui en avait beaucoup voulu. À la maternité, elle avait sympathisé avec l’infirmière qu’on nommera Nora. Celle-ci voyait bien comment la belle-mère la traitait. Avant qu’elle ne soit autorisée à quitter la maternité, elle lui remit un numéro de téléphone d’une cousine, Aziza, qui pourrait l’aider en cas de coup dur. Selma n’avait pas pris le papier, elle avait appris par cœur le numéro. Ignorant alors qu’elle s’en servira trois mois après.
Elle avait quitté son village natal et était partie à Tikjda, chez Aziza. Celle-ci l’avait accueillie chaleureusement. En fait, elle n’était pas la seule jeune fille qu’elle aidait.
Elle lui sera éternellement reconnaissante. Elle avait toujours cru qu’elle ne reverrait plus Lyès ; mais aujourd’hui, c’était arrivé au moment où elle ne s’y attendait pas.
-Hé, ho ! Selma, je t’attends. Le dîner est prêt…
Mais la jeune femme n’a aucune envie de dîner. Elle s’excuse et va se mettre au lit. Aziza n’insiste pas, elle comprend son besoin de solitude et le respecte.
Le matin, Selma est la première levée. Elle est en train de préparer le petit-déjeuner quand Aziza la rejoint.
-Tu as passé une bonne nuit ?
-J’ai pris un somnifère, lui confie-t-elle. Je n’aurais pas pu dormir sans ! Excuse-moi pour hier, je n’étais pas bien !
-Dire que j’avais des choses à te raconter, dit Aziza. Tu aurais eu la migraine, avec tous les news de la journée !
-Tu peux me raconter ça devant une tasse de café ! Avant que je n’aille au salon !
-Figure-toi que papa a reçu des invités ! De superbes jeunes hommes, ajoute-t-elle alors que Selma haussait les épaules. Je sais, ce n’est pas la première fois ! Mais ce groupe est différent ! Ils sont vraiment super-bes !
Selma prend son café. Elle ne remarque pas combien son amie est joyeuse. Elle a encore mal à la gorge. Elle est encore toute retournée d’avoir revu Lyès. Elle n’assume pas ses erreurs. Elle regrette d’avoir abandonné son fils et son foyer sans donner d’explication à Lyès.
-Mais tu ne travailles pas aujourd’hui, s’écrie Aziza. On est lundi !
-Ça m’est sorti de la tête. Je vais pouvoir me reposer un peu.
-Papa va organiser un dîner, et il se peut qu’il nous invite, ajoute Aziza. J’ai hâte d’aller les retrouver ! Et puis, ça te fera du bien de sortir un peu ! On va se changer les idées ! S’il te plaît, ne refuse pas ! Je ne pourrais pas m’y rendre seule ! J’ai besoin de toi ! S’il nous invite, tu te fais belle et on s’y rend ! Je n’accepterai aucun refus de ta part !

 

(À suivre)
A. K.


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