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Autres / Récit de Adila Katia

43e partie

Denia - La vie…

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Baya ne cesse de demander pardon à sa fille. Selma est surprise. Leurs voisines sont venues prendre des nouvelles mais elles refusent d’entrer. Baya prie Selma de tourner la page. Pour le bien de tous. Selma se sent mal tout d’un coup. Elle a juste le temps d’aller à la salle de bains, rendre son petit déjeuner…

Baya l’a suivie dans la salle de bains. Elle lui tend la serviette quand elle a fini de se rafraîchir. Selma murmure un petit “merci” puis quitte la pièce après s’être essuyée.
- Tu dois être enceinte, remarque sa mère toute heureuse à cette idée.
- Non ! Non ! Moi et Lyès ne partageons pas le même lit, dit Selma. Ce doit être cette discussion qui m’a retourné l’estomac !
- Je te connaissais plus forte ! Vu la façon dont tu me parles, je dirais même que tu n’es sensible qu’à ta propre douleur ! Tu veux que je te prépare un verre de lait ?
Selma agite la main.
- Non, non, laisse tomber ! Je n’ai aucune envie de boire ou de parler ! Je suis fatiguée… Je me serais bien reposée un peu…
- Qui t’en empêche ? rétorque Baya. Moi, je ne partirais pas tout de suite…
Selma ne peut pas la mettre à la porte. Elle va s’allonger et s’assoupit un bon moment. Quand elle se lève, elle remarque que trois heures ont passé. Une odeur alléchante de soupe lui parvient. Elle trouve sa mère dans la cuisine. Celle-ci porte une robe d’intérieur et un foulard sur la tête. Baya est en train de pétrir de la galette. Selma est bouleversée. La retrouver là, dans ce qui avait été leur foyer, paraît naturel. Elle est dans son élément. Sa place est ici. Elle n’aurait jamais dû la quitter. Et ses pensées reviennent à l’accord qu’elle avait fait avec ses beaux-parents.
Le cœur serré, elle se détourne. Elle ne veut plus y penser. La main sur le ventre, elle retourne s’allonger. Elle ne se sent pas la force d’aller chercher Samir.
Elle espère que cela lui passera vite. Mais c’est loin d’être le cas…
Quand elle tente de se lever, une douleur au ventre lui coupe le souffle. Elle a  de la fièvre. Elle a encore une nausée. Quand elle se lève, elle a un malaise et retombe sur le lit en gémissant. Baya accourt.
- Benti… mais qu’est-ce qui t’arrive ?
Selma se plie de douleur.
- Je n’en sais rien ! J’ai mal !
- Tu veux que j’aille chercher de l’aide ?
- Non, non…
Mais Baya ne l’écoute pas. Elle va frapper chez les voisins, mais ceux qui ont un véhicule sont sortis. Elle décide de sortir dehors et court à la station de taxis. Elle en loue un. Selma est surprise de la voir revenir avec une voisine.
- Allez, accroche-toi à moi, lui dit Baya. On va t’aider à descendre ! On va t’emmener aux urgences !
- Non, non…
Mais ses protestations n’arrêtent pas sa mère. Aidée de la voisine, elles parviennent à la redresser. Selma garde sa jambe droite pliée. Elle s’appuie contre elles.
- J’ai envie de vomir, se plaint-elle. Je vais m’évanouir…
- Courage, ma fille ! Allez, on y va !
Selma s’accroche à elles. Elle pleure de douleur. Parfois, elle ne peut pas respirer. Descendre les escaliers est un moment de torture. Elle s’appuie lourdement sur sa mère. Le taxieur a ouvert la portière. Il l’installe à l’arrière. Baya la rejoint et la tire à elle pour qu’elle puisse poser sa tête sur ses jambes.
- N’aie pas peur ! Tout se passera bien… tu dois avoir mangé un aliment avarié !
- Non, non…
Elle se sent mal.
- Maman, murmure-t-elle. Je ne sens plus mes jambes ! Oh non…
Elle perd connaissance sous le regard affolé de Baya. Elle presse le taxieur d’accélérer. Elle ne veut pas perdre sa fille maintenant…

(À suivre) A. K.


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