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  • Ligue1 (matchs disputés samedi): CRBT 1-1 NAHD; OM 2-0 JSS; CRB 0-0 CSC; USB 2-2 MCO; USMBA 0-1 PAC; MCA 2-0 JSK
  • Demi-finale retour de la ligue des champions africains: WAC 3-1 USMA (0-0 à l'aller)
  • Buts du WAC:El Karti (26′), Bencharki (54′ et 90'+3). Le but de l'USMA a été inscrit par Abdelaoui (67′)
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Autres / Récit de Adila Katia

25e partie

Les doutes

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Akli tient à elle et lui fait promettre la fidélité jusqu’à la mort. Ils sont en train de discuter lorsqu’un policier vient lui demander de le suivre au commissariat. Le malade qu’il a agressé a porté plainte. Akli demande à Fadhela d’aller chez ses enfants. Ses parents la surprennent en se présentant chez elle après qu’ils soient partis…

Fadhela tombe dans les bras de sa mère, heureuse de pouvoir s’y blottir comme du temps où elle était enfant.
- Ma pauvre fille…
Fadhela s’écarte de sa mère pour pouvoir embrasser son père, puis ils entrent. Elle les précède au salon.
- Bienvenue maman, bienvenue papa, dit-elle. Mrhaba bikoum ! J’aurais voulu vous recevoir avant !
- Nous voilà, nous sommes là, dit sa mère d’un ton tranquille. Un des amis de ton père t’a croisée à l’entrée de ce bâtiment et nous en avions déduit que c’est ici que vous habitiez ! Une fillette nous a renseigné sur l’étage !
- Ah…
- Où est ton… ton mari ? demande son père.
- Il… il est sorti, ment-elle.
- Tu penses qu’il va tarder ?
- Je l’ignore, répond-elle en haussant les épaules tout en se demandant s’ils ne sont pas au courant. Asseyez-vous… Je vais préparer du café.
- Non ma fille, reste avec nous, lui dit sa mère en lui montrant une place, près d’elle, sur le canapé où elle s’était assise. On est venus te parler ! Tu ne peux pas savoir combien tu nous as manqués ! On regrette ton départ…
- Moi aussi, avoue Fadhela en sentant les larmes l’aveugler. Vous me manquiez tant mais j’avais peur de venir ! Je me sentais si seule…
- Tu aurais dû revenir… Jamais nous ne t’aurions renvoyée ! Nous le regrettions, insiste Karima, un sourire tremblant aux lèvres. Je n’en pouvais plus de ne pas savoir comment tu allais et comment tu vivais ta vie de mariée !
- Tout… tout se passe bien, répond-elle, sans la regarder dans les yeux. Akli est un homme bien !
- Je veux bien te croire mais on dit qu’il est terriblement jaloux ! Est-il vrai qu’il a agressé un de tes patients ? Comment a-t-il osé s’en prendre à un malade !
- Tu ne comptais pas nous le dire ? l’interroge son père. Même si tu es heureuse de notre visite, tu restes sur tes gardes !
- Non ! s’écrie-t-elle. Mais je ne pouvais pas vous apprendre la mauvaise nouvelle alors que vous veniez juste d’entrer !
- On raconte qu’il a bien amoché ton patient ! La jalousie l’aveugle, conclut son père. S’en est-il pris à toi ?
- Non ! Jamais !
- T’a-t-il menacée ?
- Non, papa ! Qu’est-ce qui te le fait penser ?
- Les hommes comme lui ne sont rassurés que lorsqu’ils tiennent leur femme sous contrôle ! Ils ne laissent pas leur femme fréquenter leurs amies, leur famille ! Si les menaces ne marchent pas, il n’hésitent pas à user de leur force ! Je ne suis pas surpris qu’il s’en soit pris à ce malade !
- Il revenait tout le temps, dit Fadhela. Akli avait des doutes ! Il n’aurait jamais frappé un malade ! Il avait ses raisons… Il voyait les choses autrement !
- Il est d’une autre génération ! Vous n’êtes pas fait pour être ensemble ! insiste la mère. Te rabaisser de la sorte ! c’est comme s’il ne te faisait pas confiance ! S’il te connaissait, il aurait su que tu aurais remis à sa place ce malade s’il t’avait manqué de respect ! Il ne te considère pas à ta juste valeur ! Une femme ça se respecte ! Une médecin encore plus !
- Oh ! maman, s’il te plaît, arrête !
Entendant des coups à la porte d’entrée, elle va ouvrir. Ses beaux-enfants entrent. Ils tombent sur ses parents qu’ils n’ont jamais vus et les embrassent chaleureusement. À leurs visages graves, elle en déduit que cela s’est mal passé au commissariat…

(À suivre) A. K.


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