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Autres / Récit de Adila Katia

17e partie

Les regrets ne changent rien

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Madjid regrette de s’être remarié après son veuvage. Il aurait tenté sa chance avec elle. Il n’est plus lui-même depuis qu’il éprouve des sentiments pour elle. Un jour, elle le surprend en venant à la pharmacie. Elle a vu qu’il la suivait et veut des explications. Madjid lui propose de se voir le lendemain…

En réalité, Madjid n’a aucun rendez-vous. Il lui a menti uniquement pour qu’elle revienne. Ils avaient fixé rendez-vous à midi. Avec un peu de chance, elle acceptera de déjeuner avec lui. Madjid fait des projets. Il ne peut pas s’en empêcher. Il est si heureux.
Du côté d’Ibtissem, ce n’est pas le cas. Elle est si ennuyée de sa découverte qu’elle n’arrive pas à se concentrer sur son travail. Pour la première fois, depuis des mois, elle demande à quitter un peu plus tôt. Sa mine pâle touche son patron qui lui accorde même la journée du lendemain.
À la maison, sa belle-mère remarque sa mine soucieuse. Elle est persuadée que Madjid l’a surprise avec quelqu’un, qu’Ibtissem se sait découverte. Il n’y a que cela qui pouvait ébranler sa sûreté et le tranquille bonheur dans lequel elle baignait elle et son mari.
Comme d’habitude, à dix-huit heures, Houria va voir Madjid. Elle s’attendait à apprendre quelque chose sur sa belle-fille. Elle est bien déçue quand il lui dit avoir perdu son temps pour rien.
-C’est une femme au comportement irréprochable ! Vous pouvez dormir tranquille ! Elle ne déshonorera jamais le nom qu’elle porte !
Houria se force à grimacer un sourire, ne pouvant pas lui avouer qu’elle aurait voulu se débarrasser de sa belle-fille en prouvant qu’elle était infidèle.
-Si cela peut vous rassurer, je continuerais à garder un œil sur elle !  Si je découvre quoi que ce soit, je vous contacterais !
Houria ne peut que le remercier. Elle le quitte tout de suite, uniquement pour qu’il ne remarque pas sa déception.
La vieille passe de la déception à la colère. Pendant des semaines, elle avait attendu et espéré pouvoir mettre son projet à exécution. Et voilà qu’elle se retrouve à la case départ, sans rien pour provoquer une séparation entre son fils et sa femme.
Lorsqu’elle rentre à la maison, elle est si déçue qu’elle en devient hargneuse. Fethi et Ibtissem s’en aperçoivent. Si Fethi se demande ce qui peut bien l’énerver ainsi, pour Ibtissem, qui sait qu’elle a poussé Madjid à la suivre, il lui reste seulement à savoir pourquoi.
Houria va s’enfermer dans sa chambre. Fethi en est tout inquiet.
-Qu’est-ce qui peut l’énerver ainsi ?
-Tu n’as qu’à lui demander, répond Ibtissem. Tu sais qu’elle ne me prendra jamais pour confidente !
-Tu ne t’es pas querellée avec elle, avant de partir au travail ? lui demande son mari.
-Ce que tu peux avoir la mémoire courte, soupire Ibtissem. À chaque fois qu’on se querelle, elle a la mine rayonnante ! Va lui demander, cela t’évitera d’user tes méninges pour rien !
Mais même en questionnant sa mère, il n’obtient aucune réponse satisfaisante. Houria est si déçue qu’elle ne pourra rien avaler au dîner. Ibtissem a hâte du lendemain pour savoir ce que Madjid a bien pu lui dire.
Ibtissem voudrait parler à son mari de tout ce qu’elle a découvert les jours passés. Mais elle craint sa réaction, et tant qu’elle ignore encore certaines choses, c’est un peu risqué.
Trop troublée pour pouvoir dormir, Ibtissem essaie de comprendre, de saisir. Que veut sa belle-mère ? Pourquoi a-t-elle demandé à Madjid de la suivre ?  Elle se rappelle le regard de ce dernier. Il y a longtemps qu’elle a cessé de voir ceux qui l’admirent dans la rue, à son travail. Depuis qu’elle s’était mariée, elle ne voyait que son mari puis elle s’était donnée tout à son travail.
Il avait fallu que Madjid la regarde pour qu’il lui rappelle qu’elle était aussi belle qu’avant et surtout toujours aussi désirable. Si elle n’avait pas craint de pécher, elle aurait pu lui sourire. Il est bel homme. Passer un moment avec lui aurait été des plus agréables. Heureusement qu’elle avait changé depuis son mariage. Enfin, c’est ce qu’elle croyait…

(À suivre) A. K.


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