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Autres / Récit de Adila Katia

62e partie

Les regrets ne changent rien

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Ibtissem ne dit pas la vérité à son oncle car elle risque de perdre la seule personne qui accepte encore de la recevoir. Ce dernier croit que le Madjid en question la harcèle et propose qu’il aille discuter avec lui. Elle refuse fermement. Elle retourne au lit et se garde de s’endormir, ne voulant pas faire de nouveaux cauchemars. Elle espère que Madjid ne passera pas la nuit…

Comme d’habitude, son oncle se lève tôt. Aux premières lueurs du jour, pour éviter de réveiller sa nièce. Il sort dans le jardin, arrache les mauvaises herbes, arrose son petit potager et trouve un médaillon en argent près d’un vieux baril qui lui sert à brûler les détritus.
Il pense que des jeunes ont pu pénétrer dans le jardin mais rien n’a été volé ou saccagé. En fait, ce serait la première fois qu’on pénétrerait chez lui. Il est si estimé au village et respecté, même par les petits voyous qu’il est inimaginable que l’un d’eux ait osé le faire.
Rien n’a été touché à l’extérieur et à l’intérieur de chez lui. Il voit des empreintes de chaussures tout près de l’endroit. La seule femme présente à entrer et à sortir de chez lui est sa nièce. Sa curiosité le mène au baril et découvre que son contenu avait été brûlé.
-Qu’est-ce qui s’est passé ici ? se demande-t-il en regardant le médaillon en argent où était gravé Allah. Qui les a brûlés ?
Il prend un bâton et remue les cendres. Il reste une fermeture éclair et des boutons. Ibtissem ne lui avait pas parlé d’avoir brûlé quoi ce soit.
-Quoi qu’il en soit, je dois savoir… Là, elle dort, mais plus tard, je l’interrogerai !
Le médaillon toujours en main, il rentre à la maison, sans faire de bruit. Il entend sa nièce parler au téléphone.
-Fella, s’il te plaît, fais-le pour moi ! J’ai lu aux infos qu’il avait été agressé ! Je ne peux pas me rendre à son chevet ! Même s’il ne veut plus de moi, je suis inquiète pour lui ! Il… il a été agressé ! Il aurait pu mourir !
Il n’entend pas les réponses de l’interlocuteur d’Ibtissem mais celle-ci se remet à la prier d’aller visiter la victime de l’agression.
-Quand comptes-tu t’y rendre ? Je dois savoir quand t’appeler ! Je t’en prie Fella, vas-y maintenant !
Il entend son soupir et ses remerciements. Pendant tout ce temps, elle ne s’est pas rendu compte de sa présence. Elle sursaute lorsqu’il toussote. Elle repose lentement le combiné, évitant son regard, se demandant depuis quand il était là et s’il avait tout entendu.
-Je croyais que tu dormais encore, dit-il. Après la mauvaise nuit qu’on a passée, je ne voulais pas te réveiller. Je suis sorti travailler mon potager. Mais je vois que j’aurais pu prendre mon café avant…
-Je vais en préparer, propose-t-elle. J’en ai besoin moi aussi !
Makhlouf la suit dans la cuisine. Il se lave les mains, posant le médaillon sur le plateau. Ibtissem passe devant et ne fait aucune remarque. Elle prépare le petit déjeuner alors qu’il sort du frigo du beurre et de la confiture. Il prépare des tartines.
-Tu avais appelé qui ?
-Fella… mon amie.
-Celle que ta maman n’aimait pas ? Elle trouvait qu’elle avait mauvaise une influence sur toi, dit-il. Elle disait qu’elle profitait de ta gentillesse ?  Qu’est-ce qu’elle devient ?
-Elle s’est assagie, répond Ibtissem. Elle a la tête sur les épaules ! Maman se trompait sur son compte ! C’est quelqu’un de bien, dans le fond ! J’aurais dû l’écouter plus souvent !
-Ibtissem, tout à l’heure, tu la priais d’aller voir quelqu’un. Est-ce
Madjid ?
-Non, non. Comment peux-tu penser à lui ? répond elle en devenant livide. Il était bien quand je l’ai
quitté…

 (À suivre) A. K.


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