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Autres / Récit de Adila Katia

75e partie

L’inaccessible

©Dessin/Mokrane Rahim

Cinquième chapitre :  L’autre verité…

Résumé : Salem va vivre à la cité universitaire à Blida. Elle pourrait lui offrir une voiture mais elle temporise. Elle s’habitue à vivre sans lui. La maison est vide. Heureusement qu’ils peuvent se connecter et se parler. Un jour, Salem la surprend en revenant. Il est tombé sur Yahia qui a posté des photos d’eux. Ce qu’elle redoutait depuis toujours est arrivé…

Maria a la chair de poule. Les bras croisés, elle recule. Salem continue de cliquer et elle peut voir d’autres photos de lui, en compagnie de sa femme et de ses filles. Elle écarquille les yeux en secouant la tête. Elle se demande s’ils se sont parlés, ce qu’ils ont bien pu se dire.
- Je ne comprends pas maman ! C’est lui avec toi, et dans ces photos récentes, il est avec une autre !
Maria ne peut pas prononcer un mot. Elle continue de secouer la tête, avec cet air horrifié. La vérité, celle qu’elle cachait depuis des années, était là, sur cet écran.
- Dis-moi !, s’écrie-t-il, est-ce que c’est lui ou juste un sosie ?
- Non…
- Non quoi ? C’est lui ou un sosie ? Figure-toi qu’il s’appelle Yahia, dit-il, s’efforçant de ne pas crier quand il voit un agent de sécurité de l’entreprise aller et venir, pour s’assurer qu’il n’est pas en train de l’agresser. Parle ! Parle ! la prie-t-il en fermant d’un coup sec l’ordinateur. C’est lui ?
Maria a l’impression d’être aspirée dans un gouffre sans fond. Elle ferme les yeux, espérant en finir d’un coup, car elle n’en peut plus…
- C’est bon ! Elle revient à elle…
Quelqu’un lui tapote doucement la joue. Maria peine à rouvrir les yeux. Elle entend des voix et des bruits de pas qui vont et viennent autour d’elle. Quelqu’un prend sa tension.
- 19/9 ! Mais qu’est-ce qui s’est passé ?
Maria ne reconnaît pas la voix. Elle ouvre doucement les yeux. Salem et des femmes en blouse blanche tournent autour d’elle. Elle referme les yeux et attend que le tournis lui passe. Elle a deviné qu’elle se trouve à l’hôpital.
- Qu’est-ce que je fais ici ?
- Madame, vous avez perdu connaissance, dit l’infirmière. Avez-vous pris votre traitement ? Est-ce que vous vous êtes énervée ?
- Non. J’ai pris mon traitement. Je veux parler à mon fils, murmure-t-elle en regardant vers lui.
- Je vous laisse cinq minutes !
Ce dernier s’approche. Il est mort d’inquiétude. Et en colère.
- Ma parole, tu veux mourir !
- Si on se sépare un jour, oui, je mourrai…
- Il faut qu’on apprenne à parler de lui sans que tu fasses une crise de nerfs ou une crise cardiaque ! dit-il en prenant sa main. Tout à l’heure, j’ai eu si peur ! Pendant un moment, j’ai cru que tu as feint uniquement pour ne pas répondre aux questions ! Maman, je n’en peux plus ! Je ne comprends plus !
Maria frissonne de la tête aux pieds. Salem le remarque.
- Pourquoi ? Je veux connaître la vérité !
- Tu la connais, murmure-t-elle. Tu es mon fils ! Et je t’aime…
Salem accroche son regard et lui demande une nouvelle fois.
- Ce n’est pas un sosie ! C’est lui, mon père ?
Comme elle ne répond pas, il lui apprend une nouvelle qui la torture.
- Je lui ai laissé un message et mon numéro de portable sur son compte ! Avec un peu de chances, il me racontera tout !
- Tu vas croire un inconnu ? murmure Maria.
Le jeune homme hausse les épaules, comme pour lui dire qu’elle ne lui laisse pas le choix.
- Il te suffit de tout me raconter, la vérité ! Pourquoi tu ne voulais pas qu’on aille, que j’aille me recueillir sur sa tombe ? Parce qu’il n’est pas mort, c’est ça ?
L’infirmière les interrompt. Elle fait une injection à Maria. Elle prie Salem de la laisser se reposer. Il n’est pas encore sorti de la chambre que son portable sonne. Il décroche et fronce les sourcils.
- Bonjour. Oui, c’est moi… Ah !, s’écrie-t-il. Oui, c’est bien moi qui vous ai laissé un message ! Je crois qu’on a une amie en commun Maria… Elle est aux urgences…
Maria l’entend donner le nom de l’hôpital. Elle se sent encore plus mal qu’à son arrivée…

(À suivre) A. K.


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