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Autres / Récit de Adila Katia

77e partie

L’inaccessible

©Dessin/Mokrane Rahim

Cinquième chapitre :  L’autre verité…

Résumé : La tension de Maria finit par se stabiliser après quelques heures de repos. Yahia est venu. Tout comme Salem, il ne comprend pas qu’elle ait pu leur mentir. Salem est furieux contre elle. Il souhaite sa mort. Yahia, plus compréhensif, lui rappelle que c’est un enfant en colère et qu’il ne pensait pas ce qu’il a dit…

- Tu peux garder le silence aussi longtemps que tu voudras, pleurer toutes les larmes de ton corps, il faudra bien que tu nous expliques ce qui t’est passé par la tête ! dit Yahia. Sache que je suis aussi bouleversé que lui et que je maîtrise ma colère ! Tu as beau m’avoir fait un bébé dans le dos, je ne t’en veux pas, poursuit-il. Je peux dire que tu viens de ramener l’espoir dans ma vie ! à la mort de Maria, j’étais au bord de la dépression. Elle a laissé un vide comme tu ne peux pas l’imaginer… Et là, je découvre que j’ai un fils ! C’est le plus beau cadeau que la vie m’ait fait après m’avoir pris Maria ! C’est un signe du destin !
Maria l’écoute en pleurant. Elle pense à son fils qu’elle vient de perdre, à la joie de Yahia d’avoir un fils. Elle allait se retrouver seule. Par sa faute…
- Qu’est-ce qui t’a pris de poster des photos de toi et de ta famille ? s’écrie-t-elle. Si tu t’étais contenté de vivre comme les vieux de ton âge, Salem n’aurait rien découvert ! Il ne serait pas en train de me détester !
- Tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même ! C’est de ta faute, mais bon… On ne peut pas remédier à la situation, dit Yahia. Salem voudra des explications ! Il a vécu sans mon amour, tu nous as privés l’un de l’autre ! C’est cruel ce que tu as fait ! J’espère qu’il saura te pardonner un jour toute la peine qu’il ressentait en croyant que j’étais mort ! Mais pourquoi lui as-tu menti ? Pourquoi m’avoir dit que tu étais mariée ? Pourquoi refusais-tu de reprendre avec moi ? Maria, je t’aimais… Franchement, tu m’as déçu !
- Je t’en prie, murmure-t-elle. Ne le monte pas contre moi ! Il est tout ce que j’ai de plus précieux, plus que ma vie !
Yahia est touché malgré sa colère légitime.
- C’est de ta faute ! Ce sont tes mensonges qui l’ont monté contre toi ! Je vais le laisser se calmer un peu, après je l’appellerai ! T’inquiète Maria, que tu le veuilles ou non, maintenant il a un père !
Elle le regarde sortir et éclate en sanglots. Elle sait que c’est de sa faute et elle n’a pas besoin qu’il lui rappelle qu’il est son père. La vie lui apportait sur un plateau ce qui lui manquait : un fils. Elle ne se nourrit pas de faux espoirs. Yahia allait tout faire pour gagner son amour et sa confiance. Il lui a pris son cœur, ses plus belles années et maintenant il n’allait pas se priver de son fils.
Deux infirmières entrent dans la chambre avec un fauteuil roulant. Elles l’emmènent effectuer les examens demandés par le neurologue avant d’être ramenée dans sa chambre. D’après les résultats, tout est normal. Le neurologue passe lui parler et décide d’augmenter les doses des médicaments vu l’état de sa tension.
- Vous devez apprendre à relativiser, lui conseille-t-il. La vie est compliquée, et dans votre cas, vu que vous avez une HTA maligne, vous devez impérativement vous calmer ! Vous êtes encore jeune ! Je ne voudrais pas qu’un jour, on vous ramène inconsciente et paralysée si vous avez échappé à la mort ! Votre cœur risque de lâcher ! Vous vous mettez en danger quand vous vous énervée, insiste-t-il. Avez-vous compris que vous devez apprendre à rester détendue ?
- Oui…
Il lui écrit sur une ordonnance la marque d’un tensiomètre à acheter.
- Vous devrez l’avoir à portée de main, prendre votre tension plusieurs fois par jour et les noter dans un carnet !
- Quand pourrais-je rentrer chez moi ?
- Vous êtes impatiente de nous quitter ? Pourtant on prend bien soin de vous !
- Oui, mais j’ai hâte de retrouver mon fils !
Le neurologue sourit.
- Ses cris vous manquent ! Mais c’est normal… On ne vous gardera pas plus que nécessaire, promet-il. Vous aurez tout le temps pour vous chamailler avec lui !
Salem lui manque terriblement. Elle le pleure encore. Elle craint qu’il ne décide de partir à la cité universitaire et de ne plus revenir. Il était furieux. Il lui en faudra du temps pour revenir à de meilleurs sentiments. Elle craint que Yahia en profite pour le gagner à sa cause. Elle l’appelle plusieurs fois, lui écrit des textos, mais il ne décroche pas et ne répond à aucun d’eux…

(À suivre) A. K.


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