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Autres / Récit de Adila Katia

20e partie

Seconde chance

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Sonia accepte que Omar voie Wahid quand il veut. Omar en profite pour s’imposer chez elle. L’enfant s’attache à lui. Lorsqu’il tombe malade, elle ne sait plus que faire quand il réclame la présence de Omar.

Pour Omar, lorsque Sonia frappe à sa porte, il sait que la première bataille est gagnée. En allant au chevet du petit garçon, il devra passer la nuit chez elle. Au petit matin, tout le village sera au courant et en tirera des conclusions. Omar est fou de bonheur, mais il s’efforce de ne rien laisser paraître. Il ne voudrait pas énerver Sonia. Celle-ci était tendue et très inquiète. Wahid est encore éveillé lorsqu’ils arrivent. Omar prend l’initiative de lui donner un sirop pour calmer son mal de ventre. Il lui propose de prendre un bain. Wahid est tout heureux et se laisse faire, refusant que sa mère se joigne à eux. Le bain ne durera pas longtemps. Wahid tombe de fatigue. Omar se charge de le mettre au lit et lui caressant les cheveux jusqu’à ce qu’il s’endorme, comme s’il était encore un bébé.
S’il avait su que Sonia attendait un enfant, il se serait imposé. En pensant à tous ces instants forts qu’il avait ratés, il en avait mal. Il aurait aimé les vivre et les partager avec Sonia.
- Papa est là Wahid. Dors bébé, dors !
Sonia est très touchée par sa façon de le veiller. Durant les deux nuits suivantes, Omar sera contraint à rester près de Wahid. Ce dernier ne voulait pas le laisser partir.
- Il faut bien qu’il travaille, dit Sonia. Il ne pourra pas vivre sans argent !
- Pourquoi il ne reste pas vivre avec nous ? demande Wahid. Il rentrerait chez nous après le travail !
- Parce que. Il a sa maison, sa mère..., énumère Sonia. On ne peut pas lui demander plus qu’il ne peut donner !
- Si ! C’est mon papa ! Si tu le voulais, tu serais sa femme et on serait comme une vraie famille ! Dis oui maman. Demande à Omar d’être mon papa et pour toujours !
- Ce n’est pas à moi de faire la demande ! rétorque-t-elle. Dans la tradition, les choses ne se passent pas ainsi ! Et puis, c’est quoi ces idées ? C’est lui qui t’en a
parlé ?
- Je veux bien suivre les traditions, intervient l’intéressé en prenant Wahid sur ses genoux. Je vais envoyer ma mère. Après, on fera une grande fête. On deviendra une vraie famille ! Mais il faudra que ta mère accepte. Je n’en peux plus de souffrir ainsi !
- Dis oui maman ! Dis oui ! la presse Wahid.
- Mais il faut que je réfléchisse.
 Elle le dit si sérieusement que Omar pense qu’elle n’a aucunement l’intention d’accepter malgré les prières de son fils.
Pendant plusieurs jours, Omar assiste à bien des scènes lorsque Sonia refuse de répondre clairement à son fils. Ce dernier insiste au point d’énerver sa mère. Et dans son attitude, personne ne peut deviner si elle acceptera ou pas.
Omar, tout comme Wahid, se met à perdre patience. Il doit faire violence sur sa personne pour ne pas la harceler de questions, uniquement pour être fixé.
Déçu et refusant de se faire à l’idée de vivre sans eux, Omar tombe malade et ne veut pas se faire soigner.
Les premiers jours de son absence, Sonia ne s’inquiète pas. Elle est soulagée de ne pas avoir à sentir son regard interrogateur. Elle le croit occupé à son travail. Elle savait qu’il avait acheté un studio pour y faire de la photo et tout l’accessoire nécessaire. Il avait engagé un professionnel.
Elle le croyait vraiment occupé. Et si ce n’était pas Wahid qui insistait, ils ne seraient pas allés le voir.
Sonia sera choquée en le découvrant alité, fiévreux et aussi pâle qu’un mort. Son visage lui rappelait celui de son défunt mari.

(À suivre) A. K.


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