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Autres / Récit de G.Boulki

Comme un rêve fugitif

15e partie

Résumé : Rafik rend visite à Sabrina. Depuis qu’il a découvert qu’il aime la jeune fille, il ne pense plus qu’à elle. Sabrina va mieux. Elle est pressée de quitter l’hôpital.

Deux jours après, elle entre effectivement chez elle. Dès qu’il peut, il va la voir. Malika l’accueille chaleureusement.
-Quel plaisir de vous revoir ! C’est Sabrina qui sera heureuse !
Elle est, en effet, heureuse et le montre.
-Que je suis contente de vous revoir !
Dès que sa mère quitte le cabinet de travail où elle a pris place, il la gronde.
-Je t’ai déjà dit, plus de vouvoiement !
-Vous croyez… Tu crois que ça se fait ?
-Je ne veux pas être pris pour un vieux schnock ! Et puis, il n’y a pas une grande différence d’âge entre nous ! N’est-ce pas ?
Elle rit.
-C’est vrai !
-Alors, s’il te plaît, plus de “vous” !
Il lui tend la main. Elle la prend et la garde un moment.
-Merci pour ce que tu as fait !
-Je n’ai rien fait !
-Tu as été avec mes parents, tu leur as remonté le moral ! Et puis tu as pris de ton temps, tu es venu à l’hôpital… Et dire que la première fois, je me suis montrée hautaine…
-C’est oublié !
Elle insiste.
-Ma mère m’en a fait le reproche… Elle avait peur que tu ne reviennes plus !
-J’ai oublié dès que je suis revenu !
-Alors, je peux espérer que nous serons toujours amis ?
-Oui, toujours !
Il a envie de lui dire plus que l’amitié, il ressent de l’amour pour elle. Mais il se retient. La jeune fille l’apprécie, assurément, mais éprouve-t-elle pour lui le même sentiment ? Il ne saurait le dire, et pour le moment il ne veut pas la brusquer. Il la couve du regard. A-t-elle senti son malaise ? Elle rougit et baisse la tête.
-Si tu es d’attaque, nous allons travailler !
Elle minaude.
-Déjà ?
-N’oublie pas que tu as pris du retard…
-Nous pourrons discuter encore un peu…
-Et ta mère, qu’est-ce qu’elle va penser ? Que je viens pour te faire la conversation ?
-Elle va comprendre… Disons que tu ne viens pas pour un cours, mais pour une visite !
Il secoue la tête.
-Non, les visites, c’était à l’hôpital ! Ici, tu es en pleine forme !
Elle fait la moue, mais au fond d’elle, elle est contente : Rafik ne veut plus la considérer comme une malade, et il la gronde comme on gronde un enfant qui ne veut pas travailler !
-Allons, je ne vais pas trop te fatiguer, je vais juste te donner un exercice… Puis, je t’expliquerai le théorème !
-D’accord !
Il lui dicte l’exercice. Tandis qu’elle écrit, il prend un livre et se met à lire. En réalité, il la regarde discrètement.


(à suivre)
G. B.


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