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Autres / Récit de G.Boulki

Comme un rêve fugitif

18e partie

Résumé : Malika apprend à Rafik que Sabrina est effectivement perdue et que le traitement qu’on veut lui donner à l’étranger ne fera que retarder l’échéance.  

Dès le lendemain, il retourne la voir.
-Elle n’est pas prête au cours…
-Je ne viens pas pour cela… Je veux juste la voir…
-Elle n’est pas descendue de sa chambre !
Il s’alarme.
-Elle est donc malade…
-Pas plus que d’habitude… Elle est plutôt découragée !
S’il ne peut la voir, il doit se résoudre à partir. Mais il hésite.
-Vous voulez peut-être la voir…
-Vous m’avez dit qu’elle est dans sa chambre…
-Eh bien, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, je vais vous y conduire !
Son cœur se met à battre.
-Si cela ne la dérange pas…
-Je compte sur vous pour la persuader d’accepter ce voyage !
Elle le conduit à l’étage. Sabrina, toujours au lit,  est surprise de le voir.
-Vous…
Elle se redresse sur son séant.
-Monsieur Rafik voulait te voir ! dit sa mère.
Et elle sort aussitôt, comme si elle redoutait que sa fille ne s’irrite contre elle. Mais Sabrina ne se met pas en colère. Elle est plutôt gênée.
-Je m’excuse…
-Pourquoi ?
-Je vais me lever !
-Non, reste comme ça… Tu es très jolie !
Elle rougit.
-J’allais descendre pour le cours, mais franchement je n’avais pas envie de plancher sur un exercice de maths… De toute façon, ça ne me servirait à rien !
Il s’assoit sur le lit en face d’elle.
-Pourquoi parles-tu ainsi ?
Elle hausse les épaules.
-Dis-moi, ça sert à quelque chose des études pour quelqu’un qui ne va pas tarder à mourir ?
-Ne dis pas cela !
-Me faire croire que je vais guérir est un leurre...
-Ta famille garde l’espoir…
-Si ma famille tenait à moi, elle ne m’enverrait pas à l’étranger !
-Tout le monde tient à toi !
Il lui prend la main. Elle le regarde.
-Toi aussi, tu tiens à moi ?
Il serre la main fortement.
-Moi ? Moi, je t’aime !
Alors, elle éclate en larmes et tombe dans ses bras. Il reste ainsi un long moment. Quand il la lâche enfin, elle murmure :
-Je vais faire ce voyage…


(à suivre)
G. B.


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