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Autres / Récit de G.Boulki

Comme un rêve fugitif

19e partie

Résumé : Rafik parvient à convaincre Sabrina à se rendre à l’étranger pour se soigner. Elle est persuadée qu’elle est perdue mais Rafik lui a rendu espoir.

Enfin il lui a fait sa déclaration. Il lui a dit qu’il l’aime…
Elle n’a rien dit, mais elle est tombée dans ses bras. N’est-ce pas là une preuve d’amour ?
Mais Rafik va se torturer : elle ne lui a pas dit, dans le même élan que lui, “je t’aime”, peut-être que c’est par désespoir qu’elle s’est jetée dans ses bras ? Peut-être a-t-elle pris son exclamation pour une simple marque d’amitié ? D’amour fraternel ?
Il secoue la tête : non ! Il n’y a pas d’amour fraternel mais l’amour tout court… Et si, le lendemain, en la revoyant, il lui fait de nouveau sa déclaration ?
Le lendemain, quand il retourne chez elle, il la trouve à son bureau.
-Comment va-t-elle ? demande-t-il à sa mère.
-Elle a passé une nuit paisible… Monsieur Rafik vous nous avez vraiment aidés, c’est grâce à vous qu’elle accepte de partir à l’étranger !
-Il a été difficile de la persuader !
-Je sais… Nous avons tout essayé, son père et moi.
-Je voudrais tant qu’elle guérisse !
Malika soupire.
-Nous l’espérons aussi… Mais au moins, on pourrait ralentir la dégradation de son état…
Elle le conduisit au cabinet. Il trouve une Sabrina très pâle, le visage fermé.
-Alors, ça va ?
Elle hausse les épaules.
-Oui, dit-elle. Je crois que nous n’avons pas fait grand-chose cette semaine…
Cette remarque le surprend : elle lui parle de travailler alors qu’elle s’apprête à faire un voyage… à vrai dire, il n’est pas venu pour la faire travailler mais pour lui tenir compagnie, pour lui remonter le moral.
-Tu voudrais qu’on travaille ?
Elle le regarde, en prenant l’air étonné.
-Pourquoi pas !
Il renonce alors à sa résolution de lui refaire sa demande.
-D’accord, nous allons travailler…
Il prend un livre et lui dicte un exercice.
-Fais-le, ensuite, nous en discuterons…
Tandis qu’elle travaille – ou fait semblant de travailler – il la regarde discrètement. Dieu qu’elle est belle ! Il voudrait lâcher son livre et de nouveau la prendre dans ses bras et l’enlacer… Mais il n’ose pas. Elle soupire, puis finit par poser son stylo. Il s’inquiète.
-Tu es fatiguée ?
-Non… J’ai fini !
Elle lui tend son cahier. Il le parcourt. Il lève les yeux vers elle.
-C’est un sans-faute !
-Alors, il n’y a pas de commentaire à faire…
Et avant qu’il ne réponde, elle se lève.
-Maintenant, je suis fatiguée, je dois aller dans ma chambre !


(à suivre)
G. B.

 


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