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Autres / Récit de G.Boulki

Comme un rêve fugitif

21e partie

Résumé : Sabrina va partir à l’étranger pour des soins. Elle se retrouve seule avec Rafik et, après une crise de larmes, elle veut aller dans le jardin.

Il insiste pour qu’elle se couvre.
-Tu n’as donc pas compris que je veux sentir le vent dans mes cheveux !
-Il commence à faire frais !
-Non, non, je ne veux pas !
Elle le prend par la main et l’entraîne.
-Viens !
Rafik sait que la propriété est entourée par un grand jardin. Mais il n’a vu que les allées quand il franchit le portail.
-Nous avons un beau jardin ! dit Sabrina fièrement.
-Je vois… les belles allées !
-Non, tu n’as rien vu !
Elle l’entraîne de nouveau. Il découvre alors d’autre allées, plantées de fleurs, des arbres.
-Nous avons, mon frère et moi nos propres arbres !
Rafik est émerveillé.
-Tu veux voir mon arbre ?
Avant qu’il ne réponde, elle l’entraîne de nouveau tout au bout du jardin. Elle lui montre un pommier aux branches élancées.
-Voilà mon arbre !
Elle tend le bras et arrache une
pomme.
-Tu aimes les pommes ?
-Oui, mais celle-là, je l’aimerai plus que les autres !
Elle se met contre l’arbre et le regarde. Alors, il la prend par les mains.
-Sabrina…
Elle le regarde à son tour, la gorge nouée.
-Oui, Rafik…
-Sabrina… Je te l’ai déjà dit, je t’aime !
Elle détourne légèrement la tête.
-À quoi bon ?
Puisque je dois mourir…
Il éclate en larmes.
-Tu ne mourras pas.
Il tombe à genoux et se met à sangloter.
-Et puis, si tu dois mourir, je mourrais avec toi !
Elle lui caresse la tête, elle le console.
-Voyons, ne pleure pas…
-Je t’aime !
-Moi aussi, je t’aime !
Il se lève, fou de joie.
-C’est ce que j’attendais que tu me dises !
Il l’enlace. Il restent ainsi un long moment, jusqu’à ce que le bruit d’une voiture se fasse entendre.
-C’est mon père ou maman… dit Sabrina. Rentrons.
Il a encore le temps de lui chuchoter :
-Quand tu reviendras, je demanderai ta main.
Elle sourit.
-Quand je reviendrai…


(à suivre)
G. B.


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