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Autres / Récit de G.Boulki

Comme un rêve fugitif

24e partie et fin

Résumé : Sabrina est au plus mal. Rafik apprend que les médecins ne peuvent plus rien pour elle et qu’elle va rentrer. Il joint son désespoir à celui de son père et de son frère.

Il accompagne Si Mahfoud à l’aéroport et, ensemble, ils attendent l’arrivée de l’avion.
Rafik se sent défaillir, en voyant Sabrina sur un fauteuil roulant. Elle est si pâle qu’on a l’impression que la lumière traverse son visage. Si Mahfoud l’embrasse. Rafik lui tend la main mais elle, elle lui tend la joue.
-Tu es revenue, murmure-t-il.
-Oui, dit-elle.
Elle ajoute, d’une voix faible.
-Mais pas d’exercices de mathématiques ! Attendez que je reprenne des forces !
La plaisanterie détend l’atmosphère. Dans la voiture, Sabrina parle de son séjour à l’étranger. Mais une fois à la maison, elle a un malaise. Il faut alors la porter dans sa chambre. Rafik rentre chez lui le cœur gros.
Le lendemain, il retourne demander de ses nouvelles. Sabrina le reçoit, mais il constate, avec frayeur, qu’elle peut à peine parler.
-Repose-toi…
Les jours suivants, son état empire. On doit l’hospitaliser d’urgence. Sa mère lui sert de garde-malade. Elle est relayée par son père, puis, comme les deux sont épuisés, on songe à recruter quelqu’un.
-Moi, je le ferai, dit Rafik sans hésiter.
-Vous ? Mais vous travaillez toute la journée, vos cours… Vous avez besoin de dormir !
-Non, non, je peux !
Et il ajoute.
-De toute façon, j’ai des insomnies !
Il le fait. Sabrina est heureuse de le voir à son chevet. Toute la nuit, il lui tient la main et elle dort paisiblement. Si Mahfoud et Malika les trouvent ainsi en venant un matin de bonne heure. Rafik, gêné, rougit et veut retirer sa main.
-Ne faites pas…, dit Malika.
Elle regarde sa fille et soupire.
-Comme elle est paisible !
-Elle s’est endormie, essaye de se justifier Rafik, je n’ai pas voulu retirer ma main pour ne pas la réveiller…
Elle hoche la tête.
-Vous avez bien fait… Comme ma fille vous aime !
Il n’ose pas lui dire que lui aussi l’aime. Mais il n’avait pas besoin de le dire : Malika comme Si Mahfoud l’ont lu dans son regard.
Et la fin arrive. Ils sont là, tous les trois, l’entourant. Malika lui caresse les cheveux.
-Je suis là ma chérie…
Si Mahfoud retient avec peine ses larmes.
-Je suis là ma fille…
Rafik fait un effort et lâche, d’une voix étranglée :
-Sabrina…
Il n’a pas besoin de lui dire qu’il est là. Alors, il ferme les yeux et lâche.
-Je t’aime !
Elle le regarde et sourit.
-Je t’aime, répète-t-il, pour toute la vie !
La vie… La sienne, elle prenait fin. Elle ferme définitivement les yeux.


Fin
G. B.


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Commentaires
1 réactions
salahpausini le 10/02/2015 à 19h33

Monsieur G. Boulki, avez vous une adresse mail pour vous contacter? J'aime vos histoires et j'aimerais discuter avec vous. Merci =)

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