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AUTRES / Récit de Yasmina Hanane

Si ma vie m’était contée

121e partie

©Dessin/ALi Kebir

Résumé : De retour chez elle, Yamina rencontre sa bonne à tout faire dans les escaliers. Cette dernière lui apprendra que son frère aîné était passé dans l’après-midi. La jeune femme rejoint sa mère pour connaître les raisons de cette visite impromptue.

Elle entrevoit la vieille femme sur le balcon et la rejoint sans plus attendre.
-Maman, tu vas bien ?
-Oui. Tu viens de rentrer, Yamina ?
-À l’instant. Tu ne trouves pas qu’il fait trop frais pour toi sur le balcon ?
-Non, pas vraiment. J’aime humer les senteurs de ton jardin, cela me permet de me détendre. Ton père a pris ses médicaments et s’est tout bonnement endormi. Il a de la chance de pouvoir fermer l’œil, sans se soucier du reste.
-Toi non plus, maman, tu n’as pas à te soucier de quoi que ce soit. Je suis là pour répondre à toutes tes attentes.
Elle marque un temps d’arrêt avant de poursuivre :
-Fatima m’a appris que Zahir était passé dans l’après-midi. Cela fait des années qu’il n’a plus remis les pieds chez moi. Que voulait-il donc ?
La vieille femme se pince les lèvres.
-De l’argent, bien sûr.
Yamina soupire.
-Bien sûr. J’espérais qu’il était plutôt venu prendre des nouvelles de ses
parents.
-Il téléphone de temps à autre pour cela. Mais aujourd’hui, il voulait te rencontrer. Il m’a dévoilé que son benjamin souffrait d’une grave maladie, et qu’il aurait besoin de ton assistance pour le faire soigner à l’étranger.
Yamina entoure les épaules de sa mère.
-Tu es sûre de ce qu’il avance ?
-Voyons, Yamina. Zahir a, certes, un caractère acariâtre, mais j’ai vu les larmes briller dans ses yeux lorsqu’il m’a confié qu’il risquerait de perdre son jeune fils si tu n’intervenais pas pour une éventuelle prise en charge à l’étranger.
Yamina qui aimait ses neveux se sentit tout à coup très nerveuse.
-Il aurait pu nous contacter plus tôt.
-Sa fierté l’en avait empêché. Depuis le temps que vous ne vous parlez plus, il n’a sûrement pas osé t’appeler. Néanmoins, cet après-midi, faisant fi de toute réserve, il est venu vers toi, tel un mendiant pour quémander quelques sous. Comme tu tardais à rentrer, il est parti, en me laissant le soin de t’en parler.
La jeune femme se laisse tomber sur une chaise.
-Tu sais bien que je ne vais pas refuser de l’aider pour traiter son fils.
-Alors ma fille, appelle ton frère et montre-lui que la hache de guerre est enterrée entre vous.
-La hache de guerre ? Il n’y a pas eu de guerre, maman. Il y avait une
 animosité.
-C’est du pareil au même. On a tout vu de nos jours. Une sœur et son frère qui se sont disputés pour quelques billets.
Yamina est offusquée.
-Non, maman. Pas pour quelques billets.
Tu connais bien tes fils. Ils voulaient accaparer tout mon capital et me mettre sous leur tutelle. Je ne suis plus cette timide jeune fille qui remettait l’intégralité de son salaire pour avoir la paix, mais une femme accomplie, qui a construit elle-même son avenir.

(À  SUIVRE) Y. H.


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