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Autres / Récit de Yasmina Hanane

L'Algéroise

13e partie

Dessin/ALi Kebir

Résumé : La fête battait son plein. Lla  Kheira avait prévu un grand mariage. Ses invités seront régalés en ces temps de vaches maigres par un bon couscous à la viande. Entre-temps, Fettouma est nerveuse, si bien que sa sœur Samia n’arrive pas à lui remaquiller les yeux.

Fettouma se laissa faire, et bientôt son visage prend cet air de “poupée chinoise” qu’elle n’aimait pas trop. Sa peau luisante et ses sourcils arquées et retracés au crayon n’étaient pas pour lui plaire, mais elle n’avait pas le choix. Pour ce jour particulièrement, elle devait céder à tous les caprices des autres.
Le soir tombe, les invités s’esquivent en souhaitant tout le bonheur du monde aux jeunes mariés. Faïza et Samia, qui étaient restées auprès de leur sœur, furent priées par Malika de quitter les lieux, car Mahmoud n’allait pas tarder à
arriver.
-Et surtout pas de bêtises, lui recommande Faïza en l’aidant à enfiler son burnous et son voile. Sois sage, ne parle pas trop haut.
Ton mari ne doit pas se sentir gêné devant toi.
-Et moi alors !
Faïza lui pince le bras.
-Toi, tu écoutes, tu baisses les yeux, tu hoches la tête, sans plus.
-Je n’ai donc pas le droit de discuter avec mon mari.
-Tu auras toute la vie pour le faire. Mais pour ce soir, tente de te tenir tranquille. Sois calme et réservée.
Elle l’embrasse sur le front avant de poursuivre :
-Suis mes conseils et tout ira bien.
Les deux sœurs quittèrent les lieux et laissèrent Fettouma livrée à elle-même et à ses peurs.
“Mais enfin, je connais tout de même Mahmoud, qu’ai-je donc à craindre de lui ?”, se dit-elle
La poignée de la porte tourna dans un petit bruit à peine perceptible. Fettouma sentit son cœur battre la chamade. Mahmoud vient d’entrer. Un petit moment passe avant que ce dernier ne murmure un bonsoir à peine perceptible.
Fettouma baisse la tête davantage. On aurait pu croire qu’elle le faisait par timidité, mais en réalité, c’était pour réprimer un fou rire qui menaçait d’éclater à tout bout de champ.
Mahmoud s’approche d’elle et soulève son voile. Fettouma relève les yeux et met la main sur sa bouche. Elle contemple son mari un moment sans rien dire. Lui, de son côté, le visage tout rouge, baisse ses yeux et lui prend la main :
“Bonsoir Fettouma”, ose-t-il enfin articuler, “sois la bienvenue chez toi”.
Il portait une belle tenue traditionnelle, et un tarbouche qu’il venait d’ôter et qu’il ne cessait de faire tournoyer entre ses mains.

(À  SUIVRE) Y. H.


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