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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Si ma vie m’était contée

15e partie

Résumé : Yamina donne une réception pour l’inauguration de son magasin. Pour la circonstance, elle avait exposé quelques articles. Ses stocks s’épuisèrent si rapidement qu’elle dut demander à Slimane de passer d’autres commandes.

 

Quelques jours plus tard, Slimane reçut un second lot de marchandises, bien plus important que le premier. Yamina soupire d’aise devant les cartons nouvellement arrivés et demande à ses vendeuses de mettre les bouchées doubles afin de les déballer dans les meilleurs délais. Cette fois-ci, son époux avait même pensé à commander des robes de mariée et des tenues de soirée, qui eurent un succès incommensurable. La jeune femme souriait devant l’air ravi de des jeunes fiancées, qui étaient pour la plupart accompagnées de leur maman. Elles étaient si excitées à l’idée de porter ces jolies tenues qu’elles n’arrêtaient pas de passer en revue toutes les robes, les essayaient, relevaient leurs cheveux devant les grandes glaces des cabines d’essayage, appelaient leurs mamans ou les vendeuses à la rescousse, demandaient l’avis des hommes et repartaient heureuses et comblées, en emportant leurs nombreux paquets. Des mois durant, le magasin ne désemplissait pas. Les affaires marchaient bien, les clientes devenaient fidèles et régulières, et Yamina se sentit enfin heureuse. Cependant, pas autant qu’elle le voulait.
Elle ne cessait de repenser à ses parents, qu’elle n’avait plus le temps de voir très souvent, et à Slimane, envers qui elle commençait à développer quelques sentiments. Était-ce de l’amour ?, se demandait-elle sans cependant trop y croire.
Son mari était toujours aux petits soins pour elle. Il était on ne peut plus patient et supportait ses sautes d’humeur avec un calme inébranlable. Il la rassurait et l’encourageait dans tout ce qu’elle entreprenait. Il était aussi très satisfait du succès qu’elle rencontrait auprès des clientes et découvrait en elle une commerçante avisée, qui savait répondre aux besoins les plus élémentaires de ses abonnées. D’ailleurs, elle lui faisait chaque soir un compte-rendu de sa journée, de manière à ce qu’il sache qu’elle ne dilapidait pas ses biens. Slimane l’orientait et l’assistait de son mieux. Lorsque ses affaires le lui permettaient, il se rendait au magasin en fin de journée pour la récupérer et jeter un coup d’œil à ses registres. Ses notions en comptabilités étant limitées, Yamina respirait d’aise lorsque son mari prenait les choses en main et la félicitait pour ses rentabilités quotidiennes. Elle était certaine maintenant qu’elle pouvait aller plus loin dans ses projets. D’ailleurs, elle rêvait déjà d’ouvrir un magasin dans un quartier plus chic et désigner une de ses assistantes pour le gérer. Elle n’aura donc qu’à se rendre de temps à autre sur les lieux pour contrôler les ventes et suivre les comptes. Elle se laisse aller contre le dossier de sa chaise et soupire d’aise. Son mari ébauche un sourire. Ils étaient en train de dîner, et elle lui avait semblé un peu fatiguée ce soir. Il met sa main sur la sienne et elle relève les yeux vers lui.
-Tu sembles pensive, ma chérie.
Elle soupire encore.
-Oui. Je pensais à l’éventualité d’ouvrir un second magasin.
-Qu’est-ce qui t’en empêche donc ? Les affaires marchent à merveille grâce à ton talent de persuasion. Je découvre en toi une fine commerçante qui sait négocier et avoir le dernier mot avec ses clientes. C’est ça le secret de la réussite, Yamina. On dit bien avoir et pouvoir, n’est-ce pas ?
Elle se redresse sur sa chaise et se met à jouer avec une cuillère.
-Je n’avais pas prévu toute cette réussite dont tu parles. Au début, j’ai consenti à suivre ton conseil et à me lancer dans le commerce pour occuper mon temps. Mais maintenant, je veux plus.
-L’appétit vient en mangeant, ma chérie.
-Tout à fait.
-Et que veux-tu lancer dans ton nouveau magasin ?


(À suivre)
Y. H.


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