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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

17e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Farida rapporte à sa mère sa conversation avec Mehdi et le geste de ce dernier envers elle. La vieille femme la rassure. Ce poissonnier, elle l’avait connu enfant. Avant lui c’était son père qui gérait son étal.

Émue, sa mère s’approche d’elle.
-Merci, ma chérie.
La jeune femme allait quitter la cuisine, lorsque la vieille Rosa l’interpelle.
-Hé, j’ai oublié de te dire que Merouane avait appelé dans l’après-midi. Il m’a dit qu’il n’arrivait pas à te joindre.
-J’ai trouvé ses appels sur mon portable. Il n’aura qu’à prendre son mal en patience, car je suis bien occupée ces derniers temps.
-Voyons, Farida, c’est tout de même ton futur mari.
-Je ne fais que lui rendre la monnaie de sa pièce. Hier, j’ai tenté de le contacter, mais monsieur me boudait, et pour finir, il m’a envoyé un message pour me dire qu’il passait son week-end hors de la ville.
Elle s’étire encore.
-S’il rappelle ce soir, dis-lui que je dors à poings fermés.
-Tu plaisantes, Farida, tu n’as même pas encore dîné.
-J’y penserais au cas où mon estomac se manifeste.
Elle baille.
-Si je ne me réveille pas vers 7h demain matin, ne rate surtout pas l’occasion de me passer une douche froide.
Deux jours passent. Alors que Merouane avait encore tenté de la contacter, la jeune femme avait refusé de répondre à ses coups de fil. Il saura qui aura le dernier mot, se dit-elle. Elle préparait une mission assez importante, et était bien occupée. Entre ses réunions, ses rencontres et ses tâches quotidiennes, son emploi du temps était assez plein.
Sa mère avait préparé durant des jours des plats de fruits de mer. Elle repense à ce poissonnier. Comment s’appelle-t-il déjà ? Ah ! Mehdi. Cet homme avait eu le pouvoir de dérider la vieille Rosa pour toute la semaine !
Farida soupire. Sa mère au moins savait ce qu’elle voulait. Elle avait fait sa vie et élevé ses enfants, et maintenant elle s’occupait de la maison et de son vieux mari. En somme, comme toutes les femmes de sa génération, elle avait eu une vie simple et bien réglée.
La jeune femme se passe la main dans les cheveux avec lassitude. Pourquoi les femmes d’aujourd’hui étaient-elles aussi stressées et aussi indécises dans leur vie quotidienne ?
Sans savoir pourquoi, l’image du poissonnier passe devant ses yeux. Elle dépose son stylo et se redresse sur sa chaise. Pourquoi repense-t-elle encore à lui ? Cet homme était gentil, galant et semblait bien éduqué et même loin d’être idiot. Cependant, elle ne le connaissait pas. Sa mère lui avait dit qu’avant lui, c’était son père qui gérait le commerce. Farida hausse les épaules. Après tout, il n’était que le poissonnier du coin.

(À  SUIVRE) Y. H.


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